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5 Juin 2008



La négociation entamée ce mardi 03 juin à 18h entre le collège syndical et la Direction s’est terminée tard dans la nuit. Il était presque 00h.
D’emblée, la Direction a attaqué le Syndicat sur la grève sans préavis était contraire à la loi, au règlement intérieur et au code d’éthique. Ce qui n’a fait l’objet d’aucune contestation de la part des délégués syndicaux.
Malgré tout, les négociations ont porté sur les 15 points essentiels revendiqués par les travailleurs. D’un commun accord, il en a été retenu 5 qui devaient trouver une solution urgente. Ces points, après études seront soumis aux travailleurs dès vendredi pour approbation. Après, les négociations continueront sur les autres points.
Les deux parties ont donc appelé à la reprise du travail et des commissions conjointes ont sillonné les différents ateliers pour sensibilisation. On a pu noter une reprise timide du travail mais il subsiste toujours une poche d’irréductibles qui attendent d’abord de voir les propositions qui leur seront faites. Dans ce bras de fer, la Direction rappelle qu’elle ne payera pas ceux qui auront abandonné leurs postes durant ce temps de crise. Ce qui veut dire que la tension est loin de retomber.
En attendant de connaître la teneur exacte de ce protocole d’accord, certaines indiscrétions parlent d’un montant de 300 000 Fg sur la prime de vie chère avec effet rétroactif à partir du mois d’Avril ; d’une augmentation de 10% du salaire de base et la prime de sécurité passe à 75 000 Fg. Le récurent problèmes des équipements de sécurité, de l’hôpital et de la fourniture d’eau et de courant trouveront au moins un début de règlement. Il faut rappeler que l’Hôpital n’a pas connu une augmentation significative de son budget depuis des années malgré le rajout de près de 500 personnes des entreprises EMF, EMG et CGG. Certains se demandent si ces entreprises contribuent à ce budget qui n’arrive plus à satisfaire les besoins de santé d’une population en mal de soins. La fourniture des équipements de sécurité est toujours récurrente alors qu’on s’est fixé des objectifs en matière de sécurité. Quant au courant, il n’a été que partiellement rétabli mardi vers 20h pendant les négociations marathon.
En attendant la journée de Vendredi qui s’annonce déterminante, tout le monde espère enfin une sortie de crise pour sauver l’usine. Un émissaire de Moscou est attendu samedi pour participer à la suite des négociations. Car pendant trop longtemps, on avait l’habitude de ressasser cette rengaine aux travailleurs : ‘‘Moscou n’a pas donné son accord’’ ou encore ‘‘ On attend l’aval de Moscou’’. Ce qui veut dire que si Moscou est présent, tout devrait bien se passer.
L’espoir est donc permis.
CAMARA Abdoulaye Ciré, ARSYF-Belgique