


L’INVITTE DE LA SEMAINE : MAMAN CATHERINE COKER BANGOURA
Cette semaine, notre rédaction vous présente l’une des bibliothèques vivantes de la cité de l’alumine. Nous sommes partis à sa rencontre chez elle où elle vit toujours avec toutes
ses capacités physiques et mentales (83 ans). Avec cet âge, notre mamie se souvient de tout ce qu’elle a vécu sur le plateau de Sombory. Il s’agit de Maman Cathérine Coker Bangoura de la
grande famille Coker. Elle est aussi la mère de Malick Sankhon, le bouillant gouverneur de la ville de Conakry. Rencontre.
Bonjour grand-mère, depuis quand vous êtes à Fria ? Et dans quel cadre vous étiez venue ?
Je suis venue à Fria en 1958. C’est-à-dire lorsqu’on venait de construire l’usine d’alumine, le président Sékou Touré avait imposé l’africanisation du personnel. Donc, il fallait
faire venir des élèves apprentis et assurer leur formation. Mais à l’époque, comme Fria était une ville naissante, il n’y avait pas d’ouvriers là, les élèves venaient de toute la Guinée. Et il
fallait assurer leur logement et leur nourriture.
C’est dans ce cadre que je suis venue ici pour assurer la gérance de la cantine des étudiants du centre de formation professionnelle de l’usine qui a continué jusqu’après les
années 90.
Combien d’enfants avez-vous ?
J’ai huit enfants vivants. Quatre filles et quatre garçons. Malick Sankhon, le gouverneur de la ville de Conakry est l’un de mes enfants.
Quel âge avez-vous aujourd’hui ?
J’ai 83 ans cette année.
Lorsque vous veniez à Fria aviez-vous un parent ici?
Oui ! Lorsque je venais d’arriver à Fria en 1958, j’avais mon grand frère Jean Coker qui était là comme entrepreneur à l’usine. Donc, une fois ici, j’avais une famille d’accueil au
moins.
Grand-mère nous sommes en compagnie d’une française dont vous avez certainement connu les parents, elle s’appelle Françoise Biétry. Elle est la fille de monsieur Biétry qui
était un intime ami à votre frère Jean Coker. Peut être que vous pouvez la connaître ?
Oui !!! Je me souviens de son père et de sa mère. Sa grand-mère même était venue ici où elle travaillait comme secrétaire à l’économat. Je me souviens que son père est décédé ici
en Guinée sur la route de Dubréka, à Yorokoguiya précisément.
Nous vous disons merci de nous avoir reçu chez vous.
Merci beaucoup. Et bon retour en France. Bien de choses à ta maman.
Entretien réalisé par : Boua KOUYATE, Noël GNIMASSOU et Françoise