SI RUSAL EST INCAPABLE, DONNONS LA CHANCE AUX CHINOIS
12 Février 2008
Rédigé par DIALLO Souleymane, Dakar (Sénégal) et publié depuis
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Chers freres et ami(e)s FRIAKA
je voudrais donner mon point de vu par rapport a la soutraitance ou l'achat des actions par les chinois au niveau de RUSUAL.La ville de Fria nous appartienne tous et le souhait de chacun est que
cette ville devienne la premiere ville industrielle de la Guinee et pourquoi pas de la sous region ouste africaine?
Il faut savoir que décollage industriel de la Chine a pris de court la plupart des spécialistes. Les principaux analystes attendaient le décollage en Amérique latine. Ils avaient déjà été surpris
par la montée en puissance du Japon après la seconde guerre mondiale, puis par celle de la Corée. Les puissances occidentales s’efforçaient d’aider l’Inde et l’Afrique à vaincre le
sous-développement, mais c’est la Chine qui a décollé. En matière de PIB par habitant, la Chine atteint plus de 5.000 USD en 2004 contre 3.600 pour le Maroc, 2.710 pour l’Inde, 24.000 pour la
France. La question posée était de savoir si ce développement industriel va continuer à ce rythme et si vont apparaître les capacités d’innovation technologique qui semblent faire encore
défaut.
C’est le développement industriel qui porte la Chine. Le décollage a commencé dans le Guangdong au début des années quatre-vingt. Ce décollage s’est ensuite étendu sur l’ensemble du territoire,
d’abord dans les régions côtières pour atteindre aujourd’hui les régions intérieures de la Chine.
Le système industriel chinois a fait l’objet de nombreuses analyses d’ensemble. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que sorte un nouvel ouvrage ou article sur le développement de la Chine.
Les entreprises font l’objet d’analyses soient par des surveys, soit par des observations directes plus ou moins longues et détaillées. Le système des entreprises d’Etat reste actuellement celui
qui profite le plus facilement de l’appareil technico-scientifique chinois et des apports des Centres de Recherche-Développement. C’est aussi le seul qui a facilement accès à des prêts
bancaires.
Les usines privées chinoises sont le principal véhicule du développement industriel chinois. Ce sont elles qui, en effet, s’adressent non seulement au marché intérieur chinois mais simultanément
servent de sous-traitants aux groupes. Cette double fonction est un des aspects essentiels de leur apprentissage. Ces usines réussissent à mettre leurs produits sur le marché, mais tournent au
prix d’horaires de travail très longs et de l’acceptation de faibles marges bénéficiaires par leurs propriétaires. En situation de concurrence, elles vivent au jour le jour, en croissance quasi
continue, et font preuve d’une remarquable adaptation aux besoins de leurs clients qui leur sont assez fidèles. Faute de capacité de financement et de capacité technologique préalable, peu
d’entre elles sont en mesure d’innover techniquement. Cependant, elles démontrent avoir tous les attributs nécessaires pour, une fois saisie l’occasion d’un marché porteur, rentrer dans un chemin
d’apprentissage et de mise à niveau très rapide.
Enfin il faut mentionner les entreprises industrielles issues des investissements des pays industrialisés. Ces dernières s’appuient sur la technologie de leur pays d’origine, mais aussi sur une
bonne connaissance des marchés internationaux. Leur capacité plus grande aux études et leurs méthodes de gestion modernes leur permettent aussi d’aborder efficacement le marché interne. Cet
avantage se maintient d’autant qu’elles recrutent aisément les meilleurs ingénieurs et managers chinois. Par contre, elles tendent à construire des garde-fous pour éviter que leur propre
technologie ne diffuse en Chine.
En résumé, l’industrie chinoise a connu une forte croissance qui prend des aspects différents selon que l’entreprise est publique, privée ou de capital étranger. Dans tous les cas, cette
croissance repose sur l’exploitation d’un immense réservoir de main d’oeuvre docile. Mais des difficultés nouvelles apparaissent qui rendent plus criantes les faiblesses actuelles. Jouant à la
limite des marges bénéficiaires et de l’exploitation du personnel, le secteur privé se trouve en forte difficulté lorsqu’il s’agit de moderniser sa gestion et sa technologie. Le secteur d’Etat
semble plus capable d’intégrer des technologies de pointe, mais il a du mal à s’astreindre à la rentabilité.
L’environnement des systèmes productifs est un facteur déterminant. Ezra Vogel, dans son ouvrage pionnier sur le Guangdong (Vogel, 1989) montrait que les entreprises s’appuyaient sur
l’accumulation financière issue de l’agriculture. L’environnement des entreprises n’est pas uniquement géographique. Nombre d’entreprises privées performantes ont trouvé la clé du succès en
s’associant à un client étranger qui offre modèles, conseils et assistance pour produire aux normes internationales.
Le secteur industriel la chine est loin d’être neutre à cet égard, comme le soulignent les économistes de l’innovation. Mais au-delà de l’analyse statistique, il faut saisir le passage de l’usine
de montage à l’usine qui sait maîtriser ses processus productifs, proposer des produits adaptés à un marché sans cesse plus exigeant, et qui sait affronter les problèmes d’organisation d’un
système productif moderne. Les expériences conduites dans d’autres pays émergents s’opposent souvent à une certaine rigidité du modèle chinois.
Donc a mon avis si RUSAL est incapable, donnons une chance aux chinois car je suis convaincu q’ils vont trouver la solution définitive de notre usine et pour le développement de la ville de
FRIA.
J'espère que friainfo va ouvrir un forum afin qu'on puisse discusser des sujets politiques/économiques/....M.Diallo,Je ne partage pas votre point de vue quoiqu'exposé avec une grande intelligence.1.Je continue de penser que l'avènement de la Chine ne va absolument rien apporter de plus à Fria(ou generalement à la Guinée) .2.Je déplore aussi la tendance qu'ont les intellectuels africains à applaudir les modèles de developpement venus d'ailleurs.Au lendemain des indépendances,ils ont appelé,soutenu et applaudi la "coopération" avec les anciennes puissances.Le peuple anaphabète a suivi.Résultat ? Nous passons plus de temps de rembourser nos dettes qu'à s'occuper de notre pays.Les memes intellos applaudissent aujourd'hui la mondialisation.Nos dirigeants ont accéder à cette connerie de discours.Avec la mondialisation , on signe la mort de toute espoir d'industrialisation future du pays.On est et restera les donneurs de matière première.Pas d'inductrialisation , pas de developpement.Ma solution:Arreter les detournement suicidaire de deniers publics et l'Etat doit acheter des actions de Rusal et y placer des cadres guinéens compétents et intègre,ayant une parfaite connaissance du métier et du marché mondiale et qui seront soumis à des objectifs quantifiés en termes de production,qualité,rentabilité.Si objectifs pas atteints, remerciés.Il faut qu'on ait une main mise sur la principale ressource du pays ( 1/3 des reserves mondiales,ça se respecte) afin decontroler les prix, et de maintenir les investissements sociaux dont tout le pays a besoin ( Plus nécéssaire de demander la pitié des autres pour construire nos routes,pas besoin de manifs ou de morts,...)Sylla.
je voudrais donner mon point de vu par rapport a la soutraitance ou l'achat des actions par les chinois au niveau de RUSUAL.La ville de Fria nous appartienne tous et le souhait de chacun est que cette ville devienne la premiere ville industrielle de la Guinee et pourquoi pas de la sous region ouste africaine?
Il faut savoir que décollage industriel de la Chine a pris de court la plupart des spécialistes. Les principaux analystes attendaient le décollage en Amérique latine. Ils avaient déjà été surpris par la montée en puissance du Japon après la seconde guerre mondiale, puis par celle de la Corée. Les puissances occidentales s’efforçaient d’aider l’Inde et l’Afrique à vaincre le sous-développement, mais c’est la Chine qui a décollé. En matière de PIB par habitant, la Chine atteint plus de 5.000 USD en 2004 contre 3.600 pour le Maroc, 2.710 pour l’Inde, 24.000 pour la France. La question posée était de savoir si ce développement industriel va continuer à ce rythme et si vont apparaître les capacités d’innovation technologique qui semblent faire encore défaut.
C’est le développement industriel qui porte la Chine. Le décollage a commencé dans le Guangdong au début des années quatre-vingt. Ce décollage s’est ensuite étendu sur l’ensemble du territoire, d’abord dans les régions côtières pour atteindre aujourd’hui les régions intérieures de la Chine.
Le système industriel chinois a fait l’objet de nombreuses analyses d’ensemble. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que sorte un nouvel ouvrage ou article sur le développement de la Chine. Les entreprises font l’objet d’analyses soient par des surveys, soit par des observations directes plus ou moins longues et détaillées. Le système des entreprises d’Etat reste actuellement celui qui profite le plus facilement de l’appareil technico-scientifique chinois et des apports des Centres de Recherche-Développement. C’est aussi le seul qui a facilement accès à des prêts bancaires.
Les usines privées chinoises sont le principal véhicule du développement industriel chinois. Ce sont elles qui, en effet, s’adressent non seulement au marché intérieur chinois mais simultanément servent de sous-traitants aux groupes. Cette double fonction est un des aspects essentiels de leur apprentissage. Ces usines réussissent à mettre leurs produits sur le marché, mais tournent au prix d’horaires de travail très longs et de l’acceptation de faibles marges bénéficiaires par leurs propriétaires. En situation de concurrence, elles vivent au jour le jour, en croissance quasi continue, et font preuve d’une remarquable adaptation aux besoins de leurs clients qui leur sont assez fidèles. Faute de capacité de financement et de capacité technologique préalable, peu d’entre elles sont en mesure d’innover techniquement. Cependant, elles démontrent avoir tous les attributs nécessaires pour, une fois saisie l’occasion d’un marché porteur, rentrer dans un chemin d’apprentissage et de mise à niveau très rapide.
Enfin il faut mentionner les entreprises industrielles issues des investissements des pays industrialisés. Ces dernières s’appuient sur la technologie de leur pays d’origine, mais aussi sur une bonne connaissance des marchés internationaux. Leur capacité plus grande aux études et leurs méthodes de gestion modernes leur permettent aussi d’aborder efficacement le marché interne. Cet avantage se maintient d’autant qu’elles recrutent aisément les meilleurs ingénieurs et managers chinois. Par contre, elles tendent à construire des garde-fous pour éviter que leur propre technologie ne diffuse en Chine.
En résumé, l’industrie chinoise a connu une forte croissance qui prend des aspects différents selon que l’entreprise est publique, privée ou de capital étranger. Dans tous les cas, cette croissance repose sur l’exploitation d’un immense réservoir de main d’oeuvre docile. Mais des difficultés nouvelles apparaissent qui rendent plus criantes les faiblesses actuelles. Jouant à la limite des marges bénéficiaires et de l’exploitation du personnel, le secteur privé se trouve en forte difficulté lorsqu’il s’agit de moderniser sa gestion et sa technologie. Le secteur d’Etat semble plus capable d’intégrer des technologies de pointe, mais il a du mal à s’astreindre à la rentabilité.
L’environnement des systèmes productifs est un facteur déterminant. Ezra Vogel, dans son ouvrage pionnier sur le Guangdong (Vogel, 1989) montrait que les entreprises s’appuyaient sur l’accumulation financière issue de l’agriculture. L’environnement des entreprises n’est pas uniquement géographique. Nombre d’entreprises privées performantes ont trouvé la clé du succès en s’associant à un client étranger qui offre modèles, conseils et assistance pour produire aux normes internationales.
Le secteur industriel la chine est loin d’être neutre à cet égard, comme le soulignent les économistes de l’innovation. Mais au-delà de l’analyse statistique, il faut saisir le passage de l’usine de montage à l’usine qui sait maîtriser ses processus productifs, proposer des produits adaptés à un marché sans cesse plus exigeant, et qui sait affronter les problèmes d’organisation d’un système productif moderne. Les expériences conduites dans d’autres pays émergents s’opposent souvent à une certaine rigidité du modèle chinois.
Donc a mon avis si RUSAL est incapable, donnons une chance aux chinois car je suis convaincu q’ils vont trouver la solution définitive de notre usine et pour le développement de la ville de FRIA.
DIALLO Souleymane
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