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5 Décembre 2007
Séance de sensibilisation au labo de l'usine
A l’occasion de la journée de la lutte contre le SIDA, une déclaration a été faite dans la salle de conférence de l’Hôpital Péchiney de Fria par les acteurs chargés de cette lutte. Voici in extenso la teneur de ce discours qui nous éclaircit sur l’évolution de la maladie dans le monde, dans notre pays et dans notre ville :
Fria le 1er décembre 2007
Célébration de la journée mondiale de la lutte contre le VIH/SIDA
THEME : APPEL AU LEADERSHIP
Chers invités,
Nous vous remercions d’avoir répondu à notre appel pour débattre ensemble d’un sujet qui préoccupe tout un chacun de nous. Il s’agit des maladies sexuellement transmissibles y compris le VIH/SIDA.
Le VIH/SIDA constitue un grand problème de santé publique dans le monde et principalement dans les pays au sud du Sahara où il fait des ravages.
Selon l’OMS, nous constatons une nette évolution des données statistiques à travers le monde. Déjà en 1996 ; on comptait 22,6 millions de séropositifs, en 1998, 30 millions, en 2002, 40 millions, en 2003, 42 millions de personnes infectées.
Toujours selon l’OMS, 10 personnes meurent toutes les minutes du SIDA et 14 000 personnes sont contaminées tous les jours. Actuellement, l’évolution de cette pandémie est en régression avec 33 millions de personnes infectées en 2006. Cette réduction serait due à la prise en charge préventive et curative.
Selon l’enquête nationale 2001, la prévalence de l’infection :
- 2,5 % chez les jeunes
- 4,7 % chez les miniers
- 2,8 % chez les femmes enceintes
- 42,3 % chez les prostituées
- 7,3 % chez les camionneurs
A l’Hôpital Rusal-Friguia :
- en 2004, sur 1669 tests réalisés, 104 sont positifs dont 7 agents Friguia, 9 membres de familles et 84 riverains.
- en 2005, sur 1586 tests réalisés, 122 sont positifs dont 8 agents Friguia, 6 membres de famille et 108 riverains.
- en 2006, sur 926 tests réalisés, 68 sont positifs dont 3 agents Friguia, 5 membres de famille et 60 riverains.
- en 2007, du 1er janvier au 28 novembre, sur 1347 tests réalisés, 86 sont positifs dont 9 agents Friguia, 2 membres de famille et 75 riverains.
Les statistiques montrent également que les femmes sont les plus touchées par l’infection à VIH/SIDA car de 2004 à 2007, sur 5528 tests réalisés, 380 sont positifs dont 152 hommes et 228 femmes. Au niveau mondial, plus de 12,2 millions de femmes ont été infectées par le VIH/SIDA depuis le début de l’épidémie.
Chers invités, pour terminer, retenons que la lutte contre le VIH/SIDA est l’affaire de tous : gouvernants-gouvernés, employeurs-employés, pauvres et riches, adultes et jeunes...
Les preuves de son impact sont indéniables. Partout où l’épidémie s’est propagée sans contrôle, elle prive les pays des ressources et des capacités dont dépendent leur sécurité et leur développement. En 26 ans d’existence, cette maladie a fait déjà 25 millions de morts dans le monde. Donc chacun doit s’impliquer pour une responsabilité individuelle et collective.
Dans une unité industrielle comme la nôtre, quand un ouvrier meurt, c’est toute une chaîne de production qui est bloquée, c’est pourquoi nous invitons tout un chacun de se faire dépister de façon volontaire et anonyme ; le dépistage, le comptage des CD4 et le traitement étant actuellement gratuits. Selon l’ONUSIDA, seulement 10 % de personnes savent leur séropositivité. En 2006, en Afrique, le VIH/SIDA a fait 1 700 000 morts contre 0 en Europe et constitue actuellement la 1ère cause de mortalité en Afrique.
Le VIH/SIDA n’a pas de frontières, d’amis ni de respect pour l’Homme. Mobilisons-nous pour le vaincre.
« LE SEXE QUI DONNE LA VIE NE DOIT PAS DONNER LA MORT »
Nous pouvons aussi rajouter que tout le mois Décembre est consacré à la sensibilisation à cette maladie et que des équipes de tous les établissements hospitaliers de la ville sillonne les différents ateliers de l’usine, les écoles, les bars, etc. pour appuyer les efforts que quelques ONG locales mènent sur le terrain depuis longtemps telles AIME, SIDALERT, etc.
Des explications sur la transmission de la maladie, comment s’en protéger, comment aider les autres à s’en préserver, comprendre et soutenir les malades, amener les gens à faire un dépistage volontaire ont été entre autres débattues. La sensibilisation s’est terminée par une distribution de préservatifs qui reste à ce jour le seul moyen efficace de se protéger contre la maladie.