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24 Mars 2007


L'image de cette route presqu'au même endroit vers 1959/1960 (à gauche) et vers la fin des années 90 (à droite). Au premier plan, des camions se dirigent vers la ville (à gauche) et le toît blanc du night club le "Baobab" (à droite). Un peu en bas de la côte, se trouvent l'économat et la station d'essence. A l'arrière plan l'usine.
Passage incontournable pour rallier l'usine, cette route est également celle qu'on emprunte pour se rendre soit à la cité "CD", soit à Conakry ou à Boffa. Son histoire est riche de souvenirs mais aussi d'amertumes.
Construite dès la naissance de la cité de Fria en 1957, sa vue imprenable permettait de contempler tout au long de son parcours, l'aspect verdoyant de la végétation qui poussait pendant l'hivernage. Des hautes herbes qui mourraient à l'approche du mois de mars pour ainsi laisser place à une vue immense sur le bas de la côte et sur l'usine tout au fond.
Jusqu'au début des années 80, seuls quatre établissements bordaient cette route à savoir le night club "Baobab" et l'économat à gauche en partant de la ville; A droite la station d'essence en face de l'économat et en fin le commissariat de police situé juste à quelques dizaines de mètres seulement avant d'arriver à l'usine.
Au fil des ans, petit à petit, la route de l'usine a perdu toute sa splendeur et actuellement elle est prise en tenailles par de nombreux commerces et autres maisons d'habitation. Ainsi, la traverser, ressemblerait à un véritable parcours du combattant, car elle s'est profondement rétrécie.
Nous y reviendrons.
Camara Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur-délégué ARSYF/Belgique