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FRIAINFO.Guinée-Conakry.Com

1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006

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L'usine de Fria va-t-elle encore changer de nom ?

Après le depart du partenaire "Pechiney" en 1997, l'usine de Fria qui s'appelait "Friguia-Kimbo" était devenue "ACG Company", une société mixte dont le nouveau partenaire B était une coalition de plusieurs nationalités (américaine, sud-africaine,..).

Vu la légèreté et la mauvaise organisation des structures étatiques guinéennes, cette nouvelle compagnie n'a fait qu'accroître le volume de la production au délà même de la capacité normale de l'usine, afin d'en profiter au maximum au moindre coût et dans un temps très limité. Elle s'était totalement dechargée de l'entretien des cités et du parc automobile de l'usine. Même les installations qui faisaient l'objet d'une revision générale une fois par an du temps de Friguia-Kimbo, n'étaient plus entretenues. Ce qui expliqua d'ailleurs, il y a quelques mois, l'explosion d'une des chaudières qui alimentaient en eau et éléctricité les installations ainsi que toute la ville de Fria.

Il est donc important de rappeler que l'arrivée de ACG s'inscrivait dans une perspective à court terme au detriment de l'économie de toute nation. Car inutile de rappeler que Friguia-Kimbo constituait le "poumon" de l'économie guinéenne. Pourtant, cette arrivée a suscité beaucoup d'espoir à Fria : la construction de nouvelles installations afin de permettre la transformation sur place de l'alumine en aluminium. Mais, c'était sans compter sur la finesse du nouveau partenaire B mais aussi l'irresponsabilité du partenaire A c'est-à-dire la Guinée.

Donc, par manque de volonté politique ou de vision stratégique, l'usine de Fria était passée dans les mains de "Rusal" qui a racheté toutes les parts de l'Etat guinéen. Cette transaction au délà du ridicule, reste inexpliquée et incomprehensible. La seule tentative d'explication est sans doute cette longue et dure épreuve que vit la population de Fria. La cité qui, depuis sa création en 1957 jusqu'en 1999, était ravitaillée en eau et électricité (24h/24, 7j/7) n'est plus que l'ombre d'elle-même. Les rues autrefois bitumées ne sentent plus l'odeur du goudron. Le "service CITE" qui s'occupait de l'entretien des cités ainsi que tous les autres départements (MR, FAB, MEX, MINE, MAT, Groupe énérgétique, Formation...) auxquels s'étaient familiarisés tous les ressortissants et sympathisants parce que nos proches ou nous même y travaillaient n'existent plus. Ils ont été morcelés et sous-traités à quelques dizaines de petites entreprises.

Comme si tout cela ne suffisait, une rumeur commence à circuler dans l'usine annonçant l'arrivée d'une nouvelle entreprise au sein même de Rusal, pour remplacer ces petites entreprises dont certaines sont tenues par des locaux et anciens travailleurs de Friguia-Kimbo. Encore, faut-il rappeler les difficultés sociales que cette nouvelle situation risque de provoquer au sein de la population. La ville de Fria dont l'histoire reste fortement ancrée à celle de son usine pourra-t-elle survivre dans un avenir plus proche ? C'est pourquoi, nous appelons tous les fils ainsi que les sympathisants et personnes de bonne volonté, qui ont connu cette ville de près ou de loin, à lui venir en aide.

Camara Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur délégué ARSYF/Belgique.

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