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9 Décembre 2006
Le gouverneur de la région de Boké, la province administrative dont relève Fria, a déclaré à la population que seul le préfet peut donner l'ordre pour libérer ceux qui ont été arrêtés. Il est à rappeler qu'actuellement dans la cité, le seul homme politique écouté reste monsieur le Maire qui, paraît-il avant d'être élu, a séduit la population de Fria de par quelques unes de ses réalisations pré-électorales, notamment l'entretien du cimétière où il a fait installer une pompe et poser quelques pierres tombales. Il a aussi renové la salle de mariage de la mairie en si peu de temps ainsi que la la résidence du Maire. Le fait le plus marquant est qu'il avait convoqué la population de Fria quelques mois seulement après sa prise de fonction pour faire l'état des lieux. Il a fait comprendre à la population de Fria qu'il n'a trouvé que 200.000 FG, soit un peu plus de 25 € dans les caisses de la commune. Toute cette volonté de transparence a augmenté sa sympathie auprès des jeunes de la ville qui n'écoutent que lui. Même lors de la dernière grève des professeurs, à chaque fois que le préfet parlait, la population criait sur lui, seul le Maire parvenait à calmer les gens.
Aujourd'hui, il est victime de sa popularité grandissante aux yeux des autorités nommées par décret c'est-à-dire le préfet et le gouverneur. Ces derniers lui ont demandé de prendre un engagement pour dédommager les militaires dont les maisons ont été cassées s'il voudrait qu'on libère les jeunes arrêtés. Ce qu'il a par ailleurs refusé.
Pour revenir sur le deroulement des évènements, les militaires avaient embarqués les jeunes arrêtés dans les Pick-Up et entourés les véhicules armés jusqu'aux dents avec des fusils et des gaz lacrimogènes. Ils marchaient lentement tout en braquant les fusils en direction des jeunes qui leur barraient la route. A chaque fois qu'ils avançaient, les jeunes reculaient vu la tournure des évènements pour ne pas se faire tuer. La situation a ainsi continué jusqu'au niveau de la cité "CD". Présentement, le calme est revenu dans la ville et la circulation recommence petit à petit.
Camara Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur délégué ARSYF/Belgique