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12 Juillet 2009





Notre invité est un friaka pure souche comme on le dit. Il est né à Fria et y a passé toutes jusqu’à son bac avant de rallier Conakry pour ses études supérieures. Fils d’El Hadj Djiby DIAWANDO et de N’Sira FOFANA, il est le frère de Mamadou, Makan, Boubacar et Alphadio DIAWANDO. Agé de 37 ans, il est marié (dommage pour les éventuelles candidates) et père de deux ravissantes petites filles.
Actuellement en service au PROJEG, il a bien voulu nous accorder quelques minutes de son précieux temps. C’était lors d’un séminaire du organisé par le PROJEG à Boké la semaine dernière.
Friainfo : Pour ceux qui ne vous connaissent pas très bien, présentez-vous . . .
Mady DIAWANDO : D’abord merci de l’opportunité que vous m’offrez de m’exprimer sur votre site. Je suis Mady DIAWANDO, coordinateur régional Basse-Guinée pour le PROJEG.
Friainfo : En quelques mots, racontez-nous votre parcours scolaire, universitaire et professionnel.
Mady DIAWANDO : Mon parcours ne sort pas de l’ordinaire. Disons que j’ai commencé mes études à Fria jusqu’au bac avant de descendre à Conakry pour faire l’Université. Je me suis inscrit en sociologie et mes études ont sanctionnées par un diplôme après ma soutenance. Mon thème était porté sur l’Education en Guinée avec l’ONG ‘‘Aide et Action’’ en 1999. Depuis cette date, j’évolue dans le monde du développement.
Depuis 2000, j’ai servi dans plusieurs préfectures de la Guinée notamment Mali Yambèring, Télémélé, Boffa, Dubréka, Coyah et enfin Kindia au sein du PROJEG.
Friainfo : Vous parlez du PROJEG qui est un programme destiné à appuyer la société civile guinéenne. Vous, en tant que coordinateur Basse-Guinée, quels sont les réels espoirs de changements qu’un tel programme peut apporter à la Guinée ?
Mady DIAWANDO : C’est avant tout un programme de changement des comportements pour amorcer un réel décollage socio-économique de la Guinée. Mais, il ne faut pas s’attendre à un changement immédiat. Il s’inscrit surtout d'abord dans la durée. Les impacts attendus sont à long terme. C’est pourquoi le temps minimum d’un tel programme est de 8 ans et peut reconduit à 12 au maximum.
Au final, il vise le renforcement des capacités des organisations de la société civile. Il vise également à mettre ensemble les associations de jeunesse pour qu’elles réfléchissent ensemble sur leurs préoccupations et leur propre devenir. Ainsi, elles pourraient participer de façon plus étroite à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des politiques sectorielles de développement de leurs localités.
Si on le réussit, les décideurs politiques comprendront qu’il faut bâtir les programmes avec les acteurs du développement à la base.
Friainfo : Pour le natif de Fria que vous êtes, n’étiez-vous pas un peu déçu qu’à la dernière Assemblée Générale du PROJEG qui s’est tenue à Fria en mai on n’ait invité aucune association de votre ville natale ?
Mady DIAWANDO : Déçu, c’est trop dire. Il faut avouer que le mouvement associatif n’est pas très dynamique à Fria. Une des raisons à cela, c’est que les gens ont les yeux tournés d’abord vers l’usine. Or, le mouvement associatif dans sa globalité est une réponse à une situation de vie et à un vide. Si les gens sont désœuvrés et qu’ils veulent donner un sens à leur vie, ils vont devoir s’occuper de quelque chose et le faire par le biais des associations par exemple.
Si Fria n’était pas présente à l’AG, elle devrait l’être prochainement. Ce n’est que partie remise. Nous allons lancer dans les prochains moins des campagnes d’adhésion au PROJEG, je veillerai personnellement à ce que les associations de Fria y adhèrent en masse.
L’engagement des jeunes de Fria doit être le même engagement que les jeunes de Guinée parce qu’ils partagent tous le même idéal.
Friainfo : Une question un peu personnelle à présent : on a suivi avec beaucoup d’intérêt la brillante thèse de doctorat que votre jeune frère Mamadou N’Dipp vient de soutenir en République tchèque. Cela ne vous donne-t-il pas l’envie de retourner à la fac et de pousser aussi un peu plus les études supérieures ?
Mady DIAWANDO : Cela n’est pas dans mes projets aujourd’hui. Si l’opportunité se présentait, peut-être que je la saisirais. Mais, j’ai d’autres préoccupations qui sont loin de tout ça. J’ambitionne plus de m’investir davantage dans ce que je fais actuellement, avoir des résultats, gravir des échelons et pourquoi pas partager mon expérience avec les jeunes au niveau national ou international.
S’investir dans ce sens n’exige pas forcément des doctorats ou de trop longues études.
Friainfo : On peut donc s’attendre à vous voir un jour ministre du développement durable ou de l’Education.
Mady DIAWANDO : Si vous formulez ce souhait, pourquoi pas ? Mais, je préfère m’atteler pleinement à ce que je fais en ce moment.
Friainfo : Merci Mr DIAWANDO.
Mady DIAWANDO : Merci à vous de Friainfo.