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RUSAL-FRIGUIA : DEPART DE 198 TRAVAILLEURS A LA RETRAITE



Par une note de service du DG, la nouvelle est tombée ce mardi 30 juin 2009 : 198 agents feront valoir leur droits à la retraite avant la fin de cette année.

Ces départs vont s’effectuer en deux vagues : la 1ère concerne les agents qui auraient du aller à la retraite depuis la fin de 2006. Les évènements syndicaux de cette période trouble avaient conduit à un gel des retraites en attendant que la loi soit révisée. Ces négociations n’ayant apparemment pas abouti dans le sens souhaité, la Direction a pris la décision de faire partir à la retraite ceux concernés par les années 2006, 2007 et 2008 dès le 31 août.

Le 2ème contingent ira à la fin de cette année, le 31 décembre très exactement.

Ceux qui espéraient bénéficier de la prolongation de cinq ans reçoivent la nouvelle comme un coup de massue. Près de 200 agents à la retraite en même temps, c’est du jamais vu dans l’histoire de l’usine surtout quand on voit la situation de misérabilité dans la quelle sont les retraités de Fria : pensions plafonnées depuis plus de 10 ans à 750 000 Fg par trimestre, retard des paiements, baisse du pouvoir d’achat du à l’inflation, etc. . .

Fria n’est pas seule concernée : la CBG à Kamsar prévoit de faire partir près de 576 personnes en deux vagues d’ici la fin de l’année. Si au niveau de la CBG, cela ne posera pas de problèmes de relève, à Fria en revanche, on s’achemine vers un véritable casse-tête : comment assurer la relève et embaucher des compétents ? Depuis la crise de 1997 consécutive au départ de Péchiney, il n’y a quasiment plus aucune politique de formation. Le capital formation et compétence bâti au temps des français est en train de s’amenuiser année après année. Ce déficit de compétences amène inéluctablement à deux situations : les jeunes mal formés n’arrivent pas assurer efficacement la relève et ne font que grossir le rang des demandeurs d’emploi. Les vieux, forts de leur formation et surtout de leur expérience, sont réemployés par des contrats de temporaires ou de vacataires. D’autres créent des entreprises et font payer très cher leurs prestations. Devant la perspective de juteux contrats à venir, la tentation est grande d’empêcher toute formation de la relève afin de se rendre indispensable.

Deux questions se posent : ces départs massifs ouvriront-ils la porte à une embauche de jeunes ? Le besoin de compétences fera-t-il naitre une politique de formation semblable à celle de Péchiney ?

En ce temps de crise, la réponse devrait être non mais on ne sait jamais.

Enfin, il faut préciser que nous ne sommes qu’au stade des formalités administratives pour ces départs à la retraite. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale se déclare dans l’impossibilité de gérer autant de cas à la fois et dit que cela ne ferait qu’accroitre son déficit. Et surtout, le dernier mot reviendra au gouvernement : s’il oppose son véto, rien ne sera fait. Alors attendons pour voir.

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C
La difficulté pour la caisse à gérer ce flux de retraités n'est pas un motif d'annulation de la note de service qui admet ces vieux à la retraite.Tout employé cotise à la caisse pendant son temps de travail. Le paiement de la pension de retraite n'est qu'une sorte de retour sur investissement; l'employé a épargné une partie de son salaire, c'est ce que l'Etat lui paye quand il est à la retraite. Il est inadmissible que l'entreprise subisse les conséquences d'une mauvaise gestion de la caisse. En aucun moment ces retraités ne doivent retourner dans l'entreprise.Quant à l'Etat, en dépit de son statut de puissance publique, nous sommes dans un monde civilisé ou le Droit régit tous les actes de la vie.Dans un Etat normal de Droit, le gouvernement ne peut jamais faire annuler une décision de la direction générale d'une entreprise privée donc régit par le Droit privé dès lors que cette décision est conforme aux lois en vigueur dans cet Etat.Le code de la sécurité sociale fixe l'âge de la retraite à 55 ans pour tout le monde; la convention collective de la branche des mines et carrières augmente cet âge de cinq ans pour les cadres; où est le problème si les sociétés minières appliquent ces textes??? La retraite là est déjà consommée; c'est un fait accompli. Les entreprises s'acquitterons de leur dernière obligation: payer les règlements finaux. A l'Etat et à sa caisse de trouver la solution pour les pensions. 
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