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9 Juin 2009






La fête promettait d’être belle et nous avions même mis quelques bouteilles de SKOL et de GUILUXE au frais pour arroser la victoire.
Mais hélas, le miracle tant espéré par tout un peuple n’a eu lieu malgré les sacrifices et prières dans les mosquées et églises du pays. Et pourtant, les supporters s’y étaient mis et comme lors de la dernière CAN en janvier 2008 au Ghana, la ville, les voitures et motos arboraient les couleurs nationales : rouge, jaune et vert. Mais toujours comme lors de la CAN, les éléphants ivoiriens ont encore dominé les SYLIS guinéens. Suprême offense : ils remportent cette victoire sur nos terres comme pour mieux nous réaffirmer leur statut de seigneur de la jungle.
Le rappel de nos joueurs pros qui viennent de terminer une saison quelque peu fatigante n’y a rien fait. Il faut reconnaître que sur le papier les guinéens étaient battus d’avance au jeu des pronostics. Et c’est peut-être là que les guinéens ont pu trouver des ressources pour résister aux assauts des Koné, Drogba, Yaya Touré et autres. Mieux, ils ont joué mieux que l’on s’y attendait mais ont preuve de manque de réalisme gâchant bon nombre d’occasions.
Au final, l’addition sera moins salée qu’au Ghana car les guinéens ne s’inclinent que sur le score de 1 à 0. Mais dans le même temps, les burkinabé en s’imposant au Malawi sur la plus petite des marges, les chances du SYLI sont sérieusement hypothéquées et la perspective de jouer la Coupe du Monde en Afrique de Sud semble définitivement enterrée. Seul l’espoir de jouer la CAN 2010 en Angola semble à portée de main. Mais pour cela, il faut un sursaut d’orgueil et gagner tous les matches suivants, du moins ceux qui seront joués à domicile. Il n’y a pas que Côte d’Ivoire qui rime avec victoire, SYLI de Guinée peut rimer avec ‘‘On va gagner’’.
Pour finir, nous n’avons pas eu le courage de laisser ces boissons au frais en attendant la prochaine victoire. Nous avons préféré les boire pour au moins noyer la déception à défaut d’avoir pu faire la fête.