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29 Avril 2009
Depuis la semaine dernière, les lieux illicites de vente de produits pharmaceutiques ont été fermés dans la ville de Fria en application de la décision du Ministre de la santé. Le préfet de Fria et une commission composée de cadres préfectoraux et de forces de l’ordre ont procédé à la fermeture officielle des « pharmacies par terre ».
Dans le cadre du vaste programme de redressement amorcé par le Capitaine Dadis CAMARA et son équipe, la décision ministérielle participe à la protection de la santé des populations les mettant à l’abri des faux médicaments. Mais elle représente cependant un vrai problème pour les populations démunies. Si elle a de quoi réjouir l’Ordre des Pharmaciens, il n’en n’est pas le cas pour ces populations pour qui le médicament reste hors de portée de la bourse du guinéen. Une telle décision aurait du accompagnée par un geste des autorités et des pharmaciens pour rendre les médicaments accessible à tous les guinéens. Véritable casse-tête, la problématique de la vente illicite des médicaments ne sera résolue que lorsqu’enfin, les médicaments seront à la portée de toutes les bourses et disponibles dans tout le pays. Il faut rappeler ici que bon nombre de Préfectures n’ont pour seule pharmacie agréée que les officines des hôpitaux préfectoraux.
A Fria, la pharmacie Adama CISSE, la seule agréée de toute la Préfecture, avait fermée ses portes depuis longtemps à cause de la concurrence des revendeurs illicites. Le Docteur CISSE s’était même reconverti dans d’autres business. La décision ministérielle vient tomber à pic et lui permet de relancer ses activités. En attendant que les travaux de rénovation pour la réouverture de sa pharmacie ne soient terminés, les patients sont invités à acheter les médicaments à la pharmacie de l’Hôpital Préfectoral à quelques mètres de là.
En attendant une vraie politique de santé publique qui prendra en compte les véritables besoins de santé des populations, les malades n’ont plus guère le choix que d’acheter les médicaments à des prix élevés, voire prohibitifs. Au risque d’offusquer un peu plus le très respectable Ordre des Pharmaciens, je leur lance cet appel : « Appliquez des prix bas pour que tous les guinéens puissent se soigner !! ».