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FRIAINFO.Guinée-Conakry.Com

1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006

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MEMO DES CADRES GUINEENS DE RUSAL-FRIGUIA (PARTIE III)



IV  CONSIDERATIONS D’ORDRE ENVIRONNEMENTAL (chapitre VII du mémo)

 

En 2004, Rusal a volontairement dégradé la qualité granulométrique de la production en faveur de sa quantité, en supprimant une tranche du procédé d’agglomération.

 

Après cette modification, à cause des envolements de poussière provoqués par l’affinement du produit, l’alumine de Fria trouverait difficilement, en dehors de Rusal, un autre acheteur sur le marché international.

 

Depuis 4 ans, le barrage à boues de Doté III est plein. Depuis 2 ans C.G.G tente vainement de réhabiliter l’ancien barrage de Doté I pour empêcher le déversement des boues dans le fleuve Konkouré.

 

La procédure d’étude d’impact décrite dans le code guinéen de l’environnement (ordonnance n° 045/PRG/87) et son décret d’application n° 199/PRG/SGG/89 n’ont pas été observés par Rusal, avant de réaliser les aménagements ci-haut cités.

 

Recommandations

 

Les autorités guinéennes doivent veiller que la législation et la réglementation nationales, particulièrement celles relatives à la protection de l’environnement, soient bien observées par les compagnies étrangères opérant dans le pays.

 

L’usine de Fria étant un patrimoine guinéen, l’Etat doit être consulté pour tout projet de modification importante partielle ou entière de l’unité.

 

La compagnie Rusal doit être tenue d’associer les cadres guinéens de l’entreprise, à la conception et à l’exécution de projets pouvant influencer le fonctionnement de l’usine ou avoir un impact sur l’environnement.

 

V  CONSIDERATIONS SOCIALES (chapitre VIII du mémo)

 

L’usine et la ville de Fria ont été construites sur un coin de brousse enclavé, éloigné des grandes agglomérations voisines que sont Conakry, Kindia et Télimélé. La main-d’œuvre a été recrutée dans toutes les régions naturelles de la Guinée et installée à Fria. Les conditions de satisfaction  sur place des besoins vitaux des travailleurs et de leurs familles, et un cadre de vie attrayant ont été créés pour faciliter l’adaptation à cet endroit isolé, d’une population déplacée, majoritairement jeune.

 

Des logements pourvus en eau et électricité, un hôpital de référence, un jardin d’enfants, des centres de loisirs et de sports, ont été construits. Un économat pour la distribution de vivres, un service de transport des missionnaires et des familles vers Conakry et retour, ont été créés. Pendant longtemps ces acquis sociaux ont fait de la ville de Fria un objet de fierté pour ses résidents et de convoitise pour les chercheurs d’emploi en Guinée.

 

Cette qualité de vie fut tant bien que mal maintenue jusqu’au début des années 90.

 

En 1993, en application d’un accord entre le Gouvernement Guinéen et ses partenaires de Frialco pour réduire le déficit sur la vente de l’alumine de Friguia, ces acquis sociaux furent remis en cause. L’économat fut supprimé, la consommation d’eau et d’électricité contingentée, la prise en charge de l’entretien des logements des travailleurs supprimée, le jardin d’enfant fermé, le budget de l’hôpital réduit, le transport des missionnaires et des familles sous-traité.

 

Un état des lieux quatorze ans après la prise de ces mesures antisociales, est fait au chapitre VIII du mémorandum.

 

 

 

Recommandation

 

On a vu au chapitre financier que de 2000 à 2005 l’usine a généré des bénéfices pouvant être estimés à 1 milliard US $ au minimum.

 

Donc la remise en cause des avantages sociaux des travailleurs de l’usine pour pallier les déficits conjoncturels connus par Friguia dans les années 90, ne se justifie plus.

 

Par conséquent, le syndicat peut aujourd’hui légitimement revendiquer le rétablissement intégral de tous les acquis sociaux. Cela permettrait de désamorcer une crise sociale latente, couvée par la disparité trop manifeste de niveaux de vie entre les expatriés et les guinéens.

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M
<br /> La situation qui prévaut présentement à Fria doit interpeller tous les guinéens, car cette usine est l'un des secteurs importants de notre économie. Il est tout à fait important de soutenir la démarche du président de la République et des syndicats, pour tirer au clair les conditions d'établissement du contrat de vente. Je trouve méchant voir criminel des responsables qui ont bradé cette usine qui fait la fierté des guinéens, mais aussi de toute l'Afrique, étant la première usine d'alumine en terre d'Afrique. Il est primordial que le gouvernement s'intéresse à cette situation en faisant une priorité nationale. Les responsabilités doivent être situées et les coupables sévèrement sanctionnés à la hauteur du crime commis.<br /> Dans un passe récent, cette usine attirait beaucoup par sa beauté et l'avantage qu'elle offrait à ses travailleurs et leurs: ravitaillement mensuel en ration alimentaire, possibilité de se faire soigner gratuitement à l'hôpital, logement adéquats, des cadeaux de fête à la fin de chaque, les infrastructures sociales, sportives, sans oublier ce qu'elle apportait en matière de devises à l'économie nationale.<br /> Il me semble important de signaler que la production de bauxites que l'usine de Fria produise dispose encore de bel avenir devant lui, l'existence de tendance prévisionniste positive en la matière, prouve suffisamment, même si ce secteur traverse une crise induit par l'effondrement de la demande, alors même que, l'offre augmentait significativement, suite aux investissements massifs réalisés ces dernières années dans les capacités de production dans certains pays producteurs, occasionnant ainsi une chute du prix de l'ordre de 50 voir de 62% de la bauxite sur le marche international. les cours ont entamé leur descente aux enfers en juillet 2008, avec l'avènement de la crise de subprime et le ralentissement économique qui a suivi. Les secteurs consommateurs de la bauxite sont au plus mal et la demande s'est effondrée.<br /> Mais plusieurs experts plaident pour une sortie imminente des eaux calmes de bandes d'oscillation. L'attrait des grandes industries, pour la bauxite reste toujours entier. Il faudra sans doute attendre la fin de la crise économique, donc le rebond de la demande et des prix de la bauxite, pour voir le  redémarrage des investissements.<br /> Dans la perspective d'une reprise, il est important que le gouvernement soit aux aguets, en prenant les mesures courageuses, pour rendre cette société rentable et solvable aux yeux des investisseurs privés crédibles, il ne faut pas se tromper, l'avenir de l'usine passe par la privatisation et non par la nationalisation, cette dernière coûterai beaucoup d'argent aux contribuables guinéens. Même si cela semble difficile, en ces périodes de crise économique en général et en particulier l`instabilité politique en Guinée, l`État dispose les moyens pour promouvoir ce secteur auprès des partenaires.<br /> Je crains fort que le gouvernement ne soit contraint à faire des choix stratégiques douloureux, l'important est de parvenir valablement à concilier les investissements socialement responsables et la rentabilité de la compagnie. En définitif, l'usine de Fria aura un avantage compétitif majeur sur ses concurrents.<br /> En clair, tout dépendra sans doute de l'ampleur des mesures, pour rendre cette compagnie opérationnelle sur le plan financier et productif, comme par le passé, même si les époques sont différentes, cela avant la reprise économique dans ce secteur à grande valeur ajoutée, donc perspectives intéressantes.<br /> Mr Sylla
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