1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006
11 Avril 2009
Le Guide : A part des Guinéens, recevez-vous des patients venus de l’Étranger ?
Oh ! Nos hôtels sont pleins de patients étrangers. C’est pourquoi, je m’étonne pourquoi les gens s’opposent à cette découverte qui aurait pu être un facteur économique pour le pays. Parce que ces patients qui viennent de l’Étranger logent dans nos hôtels en leur payant des devises. Rien que la consommation qu’ils font dans notre pays, est un ajout.. Si cela était structuré à un niveau national, on aurait drainé beaucoup plus de monde mieux organisé qui aurait pu faire un développement autrement plus important. Mais, comme les choses sont en train de changer politiquement, j’espère que le président Dadis va prendre enfin cette histoire et il saura qu’on est en train de perdre quelque chose qui est aussi important que les minerais de fer, d’or et de diamant. C’est même plus important que tout ça, parce qu’en fait l’or ou le diamant que nous avons, à quoi ils servent si la majorité des Guinéens meurent du SIDA. Mais, il faut qu’on sache qu’il y en a et qu’on écoute l’expérience et le visible, c’est-à-dire ce qui est du SIDA. Il ne s’agit pas d’aller demander à un médecin, est-ce que un tel peut guérir le SIDA? Mais plutôt venir avec des patients, faire des examens, les soumettre au traitement et refaire des examens pour vérifier. C’est la moindre des choses qu’on doit faire avant de se prononcer. C’est incroyable ! Ceux qui parlent sans même me rencontrer, ne méritent même pas le titre de médecin, ce sont des analphabètes, tout court. Mais, je vous dis qu’il y a des médecins guinéens très bien et très respectés qui nous envoient des patients pour les traiter. C’est une preuve aussi de dire que ce n’est pas tous les médecins qui s’opposent, mais quelques uns.
Le Guide : En tant que Guinéen, que signifie pour vous la découverte d’un médicament pouvant soigner le SIDA qu’on croyait incurable ?
En tant Guinéen, en tant qu’Africain et en tant qu’homme tout court, vous savez le VIH/SIDA, au-delà d’un problème de santé, ça devient un problème de survie de l’espèce humaine. Car, il y a eu plusieurs espèces avant nous et qui ont toutes disparu aujourd’hui. Mais il a toujours existé un phénomène qui a été à la base de la disparition des êtres vivants sur terre. Donc, le VIH/SIDA pourrait être la base de la disparition de l’espèce humaine. Pour un homme qui réussit à tout simplement combattre un des virus qui au-delà d’une très simple maladie menace l’existence même de l’espèce humaine, je pense que c’est quelque chose qui n’est pas mal. Car je ne suis pas personnellement grisé. Ça ne me fait ni chaud ni froid. Pour moi, c’est juste l’aboutissement de plusieurs années de recherche à la sueur de mon front. Je suis certain et j’espère qu’un jour, il y aura un sursaut national autour de cette découverte de sorte que les Guinéens, les Africains et les autres populations de la planète puissent en bénéficier.
Le Guide : Vous êtes l’une des rares personnes sur la planète à trouver un médicament pouvant guérir le SIDA. Avec ce succès, n’avez-vous pas peur pour votre vie vis-à-vis du cartel de SIDA business ?
Je ne suis pas personnellement dérangé qu’il n’y ait pas une certaine publicité autour de la découverte de ce médicament. Donc, cela me met à l’abri de certains regards. Donc, ce qui est important, est que des patients viennent se faire soigner et recouvrer leur santé. Une fois qu’une personne a recouvert sa santé, dès qu’elle va voir une autre personne malade, évidemment, elle va lui montrer le lieu où elle s’est fait soigner. Nous n’avons pas fait de publicité, mais le bouche-à-oreille fonctionne. Les gens viennent se faire soigner librement. Donc, je ne suis pas dérangé quant à ma sécurité, parce que je suis un musulman très croyant. Je crois au destin. Je pense que tout ce qui peut arriver à l’homme ne peut lui arriver qu’avec la permission de Dieu. A ce titre, je n’ai pas forcement peur même si je rencontre des obstacles à certains niveaux. Mais, je me dis que ce n’est pas grave parce que les patients concernés viennent me rencontrer souvent, même si c’est un calvaire pour certains de me retrouver. Mais, quand ils me retrouvent Dieu merci, ils trouvent satisfaction dans leur majorité.
Le Guide : Vous parlez d’obstacles. De quels obstacles parlez-vous ?
Quand je parle d’obstacles, je veux parler de toutes ces personnes là qui se sont opposées à la découverte de ce médicament. Sinon quand un Guinéen découvre un médicament qui guérit le SIDA, alors qu’il y a des milliers de Guinéens qui sont atteints de cette maladie. Que ce Guinéen rencontre les autorités et qu’il y ait des difficultés à ce que l’État prenne en charge cette découverte pour pouvoir traiter les Guinéens malades, ça quand même, c’est incroyable. Il faut des obstacles pour ça ? A un moment donné, j’ai même voulu publier mon rapport à la télévision nationale, mais on s’est farouchement opposé à la diffusion de la publicité concernant la parution du rapport. Il y a eu ces genres d’obstacles auxquels j’ai été confronté. Il y a eu une bagarre terrible entre certains journalistes de la RTG qui ont réalisé des émissions avec moi, et au niveau de leurs chefs qui ont catégoriquement refusé que l’émission passe. Donc, il n’y a pas mal d’obstacles pareils qu’on rencontre de part et d’autres. Ce sont ces genres d’obstacles que j’évoque. C’est des obstacles politiques parfois ridicules qui n’ont pas leurs raisons d’être. Si vous relevez d’un organe d’État, vous verrez que ça va être difficile pour vous de faire passer cette interview. Allez demander à la RTG, vous verrez qu’il y a des journalistes qui ont réalisé des émissions avec moi et qui ont été bloqués au niveau du service des programmes. A un moment donné, il y avait un ancien directeur de la télévision nationale qui était un farouche opposant à toute diffusion d’émissions ou de publicités parlant de cette découverte. Mais, c’était incroyable de voir un journaliste se comporter de la sorte. J’étais même obligé de lui écrire une lettre pour lui demander à quel titre il se permet d’être le censeur de mes recherches en interdisant aux journalistes de parler de ma découverte à la télévision. J’ai même voulu porter plainte contre lui à la justice. Donc, il y a toujours des obstacles qui relèvent quelquefois de mesquinerie, de jalousie ou d’inconscience. C’est de ce genre d’obstacles que je parle, sinon à mon niveau, je n’ai pas de problème, puisque j’ai mené mes recherches indépendamment pendant une dizaine d’années. Louange à Dieu, j’ai trouvé un résultat avec lequel les patients sont en train de se traiter et de guérir. Il y a donc un grand pourcentage de réussite. C’est ça l’essentiel.
Le Guide : Contrairement à ceux qui dramatisent le VIH/SIDA, pensez-vous que celui-ci est une maladie banale ?
Le VIH/SIDA en tant que tel est un virus comme les autres virus. Et un virus n’est qu’un virus. En ce qui me concerne, le VIH qu’on peut guérir en un mois n’est pas une maladie gravissime, c’est une maladie qui peut être traitée comme n’importe quelle autre maladie et beaucoup plus facile à guérir que d’autres maladies que nous avons comme la fièvre typhoïde dont le traitement prend trois mois. Alors qu’à notre niveau, pour traiter le VIH, nous pouvons traiter cette maladie en vingt jours, mais compte tenu de certaines améliorations que nous avons apportées, vu certaines infections qui se joignent à la maladie, nous pouvons aller jusqu'à un mois de traitement. Après ce temps, la question du VIH ne se pose plus dans l’organisme de la personne soignée.
Le Guide : Quel appel avez-vous à lancer à ces millions de personnes désespérées malades du VIH/SIDA ?
Je dirais que le VIH/SIDA est une petite maladie de rien de tout. Je peux la soigner en un mois seulement. Il y a beaucoup de personnes qui meurent par le simple fait de savoir qu’elles sont atteintes du SIDA, alors que même la maladie n’est pas développée à leur niveau. Il y en a aussi qui développent la maladie rien qu’à apprendre qu’elles sont séropositives. Donc, le VIH/SIDA a bénéficié d’une publicité rare qui fait qu’il atteint des dimensions qu’il n’a pas. Le VIH/SIDA pour moi, est une montagne qui accouche d’une souris. Voilà, c’est un virus de rien du tout qu’on peut éliminer au sein de l’organisme pour que la personne recouvre sa santé et revive normalement dans un délai record. Donc, c’est possible de guérir le SIDA, ce n’est pas une maladie incurable. C’est le message que je lance à tous les Guinéens et tous les autres malades du SIDA au-delà de nos frontières. C’est une maladie très simple, parce que la fièvre typhoïde est plus grave qu’elle. Il y a de petites infections plus graves que cette maladie qu’on a dramatisée. Donc, c’est une maladie qu’on peut éviter et soigner, parfois même c’est une question d’hygiène.
Interview réalisée par Boua Kouyaté
Tél: 60-49-94-53/ 64-66-85-67
Source: Le Guide, partenaire de Friainfo