1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006
17 Mars 2009
A l’heure où, malgré la crise, la saison des mariages bat son plein à Fria, une histoire de mariage qui a de quoi faire rire (ou faire pleurer certains) a tenu les friakas en haleine pendant ce week-end avec un épilogue digne des films hindous ou des contes de fées et princesses.
Tout a commencé par une histoire d’amour entre une demoiselle de Tigué et son soupirant qui lui vit à Conakry. S’étant promis mutuellement le mariage, ils finiront par convaincre leurs deux familles et la date du mariage a rapidement été fixée. En attendant ce qui aurait du être le plus beau jour de sa vie, la demoiselle a pris le soin de tout préparer dans les moindres détails pour que la fête soit la plus belle possible. Choix du pagne qu’on porte en uniforme et qu’on appelle Söbi, choix de la marraine du mariage et de celle de du sabar, choix des parrains, choix du lieu et de l’orchestre d’animation, choix du salon où on la coifferait, bref tout avait réglé par la demoiselle elle-même. On dit qu’elle aurait déposé elle-même à la Mairie, tous les papiers administratifs relatifs au mariage.
Mais voilà que la demoiselle avait un amant, un jeune premier dit-on, qui travaille à l’usine et qui ne l’entendait pas de cette oreille. En plein préparatifs, il est venu la chercher chez dans la nuit de Jeudi à vendredi et on ne l’a plus revue depuis. Toutes les tentatives pour la retrouver sont restées vaines et selon certaines de ses amies, elle aurait appelé une fois sans préciser où elle se trouve, et surtout sans dire les raison de sa disparition.
Son amant qui est la dernière personne à avoir été vue avec elle reste lui aussi muet. Les parents de la fugueuse ont porté plainte contre lui mais il aurait payé de l’argent après son arrestation et circule aujourd’hui librement. Vivant cette affaire comme une humiliation, la maman de la jeune fille a pleuré de toutes ses larmes et est inconsolable. Surtout qu’elle n’a nullement été forcée à se marier.
Dépité et visiblement très affecté par ce qui lui arrivait, le futur marié était prêt à rentrer sur Conakry pour y savourer sa peine et son chagrin. Mais comme dans les contes de fées, la petite sœur de la fugueuse (une jumelle) a demandé à ses parents de la laisser se marier avec le jeune homme à la place de sa sœur. Et cela s’est décidé dans la journée de dimanche. Ainsi dit, ainsi fait. Au dire de ceux qui y ont assisté, la cérémonie s’est bien passée et l’honneur de la famille et du marié était sauf.
Sauf qu’on n’a toujours pas retrouvé . . . Sayon (je vais finir par dire son nom). Ni même, qu’on ne sait pas ce qu’elle pense de ce qui aurait du être son mariage.