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8 Mars 2009
Moussa Dadis CAMARA
Téodoro Obiang N'GUEMA
Joao Bernando VIERA NINO
Patrice LumumbaMoussa Dadis CAMARA, Téodoro Obiang N’GUEMA et Joao Bernardo VIERA. Rien en apparence ne lie ces trois hommes qui ont connu des fortunes diverses en à peine deux mois. Et pourtant.
Tout d’abord par un hasard que seule l’histoire nous réserve, les trois Guinée du continent ont toutes connu des coups d’état. Le 23 décembre 2008, la Guinée française connaissait son 3ème coup d’état qui au lendemain de la mort du feu Général Lansana CONTE portait le jeune capitaine Moussa Dadis CAMARA au pouvoir. Ce qu’on retiendra, c’est que ce fut l’un des seuls coups d’état sans effusion de sang et sans aucune arrestation.
Puis , le 17 février 2009, ce fut le tour de la Guinée Equatoriale (ou espagnole) qui a connu à tour une tentative de coup d’état que les autorités qualifieront d’acte de banditisme imputé à un groupe armé venu du delta du Niger du Nigéria voisin. Quelques morts seront à déplorer et du côté des assaillants et du côté de la garde présidentielle.
Jamais deux sans trois, a-t-on coutume de dire. Après les deux Guinée (la française et l’espagnole), la portugaise finira par connaitre elle aussi les affres d’un coup d’état avec hélas la mort du président Joao Bernardo VIERA même si l’armée parlera d’un règlement de compte. On se soulagera du fait que la légalité constitutionnelle sera respectée.
Destins croisés pour ces trois pays : un changement en douceur en Guinée Conakry, un changement dans la douleur en Guinée Bissau et une tentative de changement avortée en Guinée équatoriale.
Dans cette trilogie, un inconnu (Moussa Dadis) fait son entrée sur la scène politique. Un autre (Téodoro Obiang N’GUEMA) a su rester au pouvoir et utilisera probablement cette crise pour se renforcer davantage et peut-être s’éterniser au pouvoir. Un autre (Joao Bernardo VIERA) a tiré sa révérence et s’en est allé allongeant la longue liste des chefs d’état assassinés sur le continent africain. Ces deux derniers étaient parmi les doyens des présidents africains. Seuls Le colonel KADHAFI (1969), Omar BONGO (1967), Eduardo DOS SANTOS (1979) et SASSOU-N’GUESSO (1979 à 1992-puis depuis 1997) peuvent se targuer d’être restés au pouvoir plus longtemps qu’eux.
L’élimination physique des dirigeants africains avait commencé un jour de janvier 1961 avec l’assassinat du premier ministre Patrice LUMUMBA du Congo.