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CRISE FINANCIERE MONDIALE : LA SITUATION DE L'USINE DEVIENT INQUIETANTE

 

Crise, crise, crise . . . Comme une ritournelle qu’on nous ressasse sans arrêt depuis des mois. Ce qu’on prenait pour une chanson commence à devenir un sujet d’inquiétude dans l’usine.

Rassurez-vous, il n’est point question de plan de redressement, de réduction des effectifs (même si les retraités de ces 3 dernières années sont invités à faire valoir leurs droits à la retraite) ou même de fermeture. Il s’agit des mesures classiques adoptées en temps de crise : gel des budgets d’investissements, arrêt des locations de voitures de grosse cylindrées à des prix exorbitants, renvoi de personnel russe jugé pléthorique et non indispensable, etc. . .

Seulement, les travailleurs de l’usine de Friguia se posent des questions sur la façon dont RUSAL est en train de gérer la crise : depuis quelques jours, les 3 fours sont à l’arrêt officiellement pour des raisons d’entretien, officieusement par manque de pièces de rechange. Beaucoup d’autres secteurs de l’usine sont dans la même situation et les services de maintenance manquent d’outils de travail. Les budgets de fonctionnement qui avaient déjà été fortement réduits sont affectés maintenant de façon mensuelle et non plus annuelle.

Les plus pessimistes pensent qu’il s’agit d’une fermeture non annoncée mais programmée de l’usine. A ces questions maintes fois posées, la Direction se défend en invoquant la gravité de la situation et la nécessité de faire des économies. Elle tente aussi de rassurer en lançant des entretiens partiels et a même annoncé une journée d’arrêt général de toute l’usine prévu en Avril.

Mais la communication a du mal à passer et les travailleurs restent sceptiques sur les déclarations de cette Direction avec laquelle ils ont un autre bras de fer concernant le fameux SMIC minier qu’elle rechigne à appliquer.

Enfin, l’usine n’est pas la seule à faire les frais de cette inquiétante situation : l’Hôpital PECHINEY manque cruellement de médicaments et la prestation des soins s’en ressent. Les malades se munissent actuellement de leurs propres seringues et achètent eux-mêmes les médicaments dans les pharmacies. D’autres vont jusqu’à Conakry acheter du plâtre pour réduire les fractures car la chirurgie n’en dispose plus depuis plus d’un mois.

Cela n’est pas sans rappeler une autre crise : celle de 1997 après le départ des français. Les restrictions qui avaient suivi n’ont plus permis de jouir de ces avantages une fois la crise passée.

Les nostalgiques de l’économat, du mobilier et de la vaisselle remplacée régulièrement, des prestations médicales de grande qualité, des loisirs et des fins d’années comme nulle part ailleurs n’auront que leurs souvenirs à raconter.

Le beau temps ne se revient pas. Hélas !





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B
Salut je serai surement devant toi au classement des bogoss mais je t invite quand meme sur b-goss.com
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