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4 Février 2009
A quelques heures de l’expiration du préavis de grève déposé par le Collège Syndical de RUSAL-Friguia, le CNDD a joué les médiateurs pour demander une prolongation de trêve jusqu’au 31 mars.
L’importante délégation gouvernementale venue négocier cette trêve était composée de hauts cadres de l’administration parmi lesquels : le Gouverneur de la Région de Boké et son Directeur de Cabinet, le Directeur National de la Décentralisation, le Secrétaire Général du Ministère des Mines et plusieurs membres des différentes centrales syndicales.
Alors que la tension dans l’usine était à son comble, le délégation a d’abord été présentée aux travailleurs avant que le Directeur National de la Décentralisation ne prenne la parole pour rappeler les changements intervenus en Guinée et la volonté des nouvelles autorités d’œuvrer en faveur du développement et du bien-être des guinéens.
Lui succédant, le Secrétaire Général du Ministère des Mines insistera d’abord sur la légitimité et le bien fondé de la démarche des travailleurs de Friguia qui sont dans une situation salariale jugée inacceptable. Mais il dira ensuite que le Chef de l’Etat est lui-même très préoccupé par la situation qui prévaut mais il prie les travailleurs de surseoir à la grève jusqu’à la date limite du 31 mars en raison de la situation qui prévaut dans le pays mais en prenant l’engagement que le problème sera résolu au plus tard à cette date. Précisons que le mois de juin avait été demandé comme le souhaitait la Direction mais le Collège Syndical y a opposé un refus catégorique.
Voulant accompagner le Chef de l’Etat dans sa volonté d’entamer des réformes mais aussi pour le respect du à sa rang, les travailleurs, après quelques hésitations finiront par accepter sans oublier de souligner qu’au-delà de cette date plus rien ne sera concédé tant que les exigences ne seraient pas satisfaites.
Fidèle à sa réputation, la charismatique Magbé BANGOURA insistera longuement sur ce point avant que le meeting ne prenne fin.
La médiation du CNDD qui renvoie dos à dos les acteurs de ce bras de fer vient à point nommée pour clarifier un autre fait : les activités syndicales que certains croyaient suspendues lors des premiers décrets du CNDD, n’ont rien d’illégal. La Direction Générale avait brandi cette interdiction au tout début des négociations avant de se rétracter et de se remettre à la table des négociations.
En attendant donc le 31 mars qui sera décisif, tout le monde peut respirer et avec l’intercession d’un arbitre comme Moussa Dadis CAMARA, personne n’ose croire à l’échec de ces négociations.