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FRIAINFO.Guinée-Conakry.Com

1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006

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LES TROUBLES A CONAKRY AFFECTENT DE PLUS EN PLUS FRIA ET L’USINE


La récente baisse du prix du carburant a déclenché depuis une série de contestations suivies d’émeutes dans la capitale Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays notamment Boké.

Les manifestants exigent surtout la baisse du prix du carburant à un niveau jugé acceptable et assez conforme à la baisse du baril sur le marché mondial. Les cours du brut se sont en effet effondrés depuis plusieurs semaines et les guinéens ne comprennent toujours pas pourquoi le gouvernement n’en a pas profité pas pour soulager les consommateurs qui subissaient de plein fouet les constantes augmentations des prix en tout genre. Ce qui est à souligner dans cette histoire, c’est qu’encore une fois, la rue se soulève pour protester contre une décision du gouvernement qui devient de plus en plus impopulaire.

Fria, qui est resté en dehors de ces évènements bien qu’elle ait été affectée par la pénurie, respire un peu. Une citerne d’essence a pu arriver sans trop de mal et la station a commencé vendre du carburant au nouveau prix. Les voitures à essence et les taxis motos qui se faisaient de plus en rare se remettent à circuler et le prix des courses est revu à la baisse.

Seulement, l’impossibilité de pouvoir entrer et ressortir librement de Conakry commence à peser lourdement sur la production de l’usine. Le train est resté bloqué à Kimbo depuis plusieurs jours et cela fait que le manque de mazout atteint des niveaux critiques. L’usine ne disposerait plus que de 1 700 M3 alors qu’elle en consomme quotidiennement près de 400. Une tranche de l’usine, une file d’évaporation, une chaudière et une turbine ont été arrêtées ce mardi pour diminuer les consommations. Les délestages dans la ville qui commençaient à devenir un lointain souvenir ont repris. Des campagnes de sensibilisations ont été menées pour éviter un nouvel embrasement de la ville. Rappelez-vous il y a quelques mois.

Une lueur d’espoir pointe tout de même dans cette obscurité qu’on croyait révolue : la légère accalmie qui prévaut à Conakry et qui permet d’envisager un éventuel voyage du train qui reviendrait avec plusieurs citernes de mazout. Ou peut-être encore la victoire  de Barack OBAMA aux élections présidentielles américaines.

 

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Marché mondial<br /> <br /> Le prix de référence du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) à Cushing, en Oklahoma, s'est situé en moyenne autour de 110 $US le baril pendant les mois d'août et de septembre, contre environ 134 $US le baril en juin et juillet. Après avoir atteint un sommet inégalé de 147,27 $US au cours de la journée du 11 juillet, les prix du baril de WTI ont fléchi pendant le reste de l'été, jusqu'à 91,15 $US le 16 septembre. Ils n'avaient jamais été aussi bas depuis février 2008. Divers facteurs ont été à l'origine de ce recul, dont une crise financière prenant de l'ampleur et un recul de la demande attribuable à des prix élevés à la consommation ainsi qu'à des perspectives économiques moins attrayantes aux États-Unis comme ailleurs dans le monde.<br /> L'examen des marchés pétroliers doit toujours se faire dans le contexte des stocks de produits et de pétrole brut présents dans les grands marchés. À l'heure actuelle, dans les pays de l'OCDE, ces stocks se situent autour du bas de la fourchette de la moyenne établie sur cinq ans, ce qui favorise dans une certaine mesure le maintien des prix. Les ouragans Gustav et Ike ont de beaucoup réduit la production de pétrole brut dans le golfe du Mexique, ce qui fait que vers la fin de septembre, la production quotidienne habituelle de 1,3 million de barils était réduite de plus de moitié. Le recul de la production a eu comme effet de comprimer encore plus les stocks de brut aux États-Unis. Toujours dans l'intention de soutenir les prix, l'OPEP a convenu, lors de sa réunion du 9 septembre, que les membres devraient « rigoureusement s'en tenir » aux quotas prévus de production de pétrole brut, ce qui, selon M. Chakib Khelil, président de l'organisation, revient plus ou moins à une coupure de quelque 520 000 barils par jour. En outre, les risques géopolitiques guettant l'offre, particulièrement au Nigeria et en Iran, demeurent et pourraient rapidement faire grimper les prix. Ces facteurs, toutefois, ne semblent pas peser aussi lourd que les questions économiques sur le marché pétrolier.<br /> L'orientation des marchés pétroliers pendant la période à l'étude dépendra en grande partie de l'évolution de la situation économique aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Selon bon nombre de spécialistes, les perspectives économiques sont fort dépendantes du degré éventuel de résorption de la crise financière actuelle, notamment en sol américain. Quoi qu'il en soit, il semble bien qu'il y ait ou qu'il soit sur le point d'y avoir récession chez nos voisins du sud, qui continuent de voir les prix de leurs maisons régresser, les taux de chômage augmenter, les conditions de crédit se resserrer et le coût de la vie grimper. Cette économie n'ayant pas d'égale ailleurs dans le monde, notamment à l'égard de la consommation pétrolière, il est probable que la demande de pétrole brut s'en ressentira grandement, elle qui est déjà plus faible compte tenu de la saison.<br /> Il est actuellement très difficile de prédire quoi que ce soit pour ce qui est du marché pétrolier : selon la teneur de certains facteurs essentiels, les prix pourraient soit monter, soit descendre, au cours des prochains mois. Tel qu'il a été mentionné, tout cela dépendra en grande partie du dénouement de la présente crise financière et de ses répercussions sur l'économie mondiale, donc sur la demande pétrolière. Par ailleurs, une offre précaire et la survenance éventuelle de certains risques géopolitiques pourraient occasionner un relèvement rapide des prix. Ceux du pétrole devraient se situer autour de 100 $US le baril en moyenne pendant la période à l'étude. <br /> Prix du pétrole brut (Incertitude des prix) ompte tenu des conditions qui prévalent, il est extrêmement difficile de prédire à quoi ressemblera le marché du pétrole brut. Même si les stocks de pétrole brut dans les grands marchés sont bas et l'équilibre entre l'offre et la demande demeure précaire, il semble que pour des raisons d'ordre économique, les prix feront preuve d'une certaine retenue pendant la période à l'étude. Par contre, la situation géopolitique pourrait être à l'origine d'augmentations rapides.
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