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13 Octobre 2008
Notre dernier article sur la capture des bandits qui ont failli semer la terreur à Fria a suscité une vive polémique que nous tenons à réparer dans ces mêmes colonnes.
Tout d’abord, nous tenons à présenter nos excuses à tous nos lecteurs pour des imprécisions dans l’article qui sont indépendantes de nous mais dont nous assumons toute l’entière responsabilité. Revenons aux conditions du reportage : nous avions interrogé le lieutenant Maxime, gendarme de son état, qui nous avait confié que ce sont ses hommes et lui qui avaient procédé à la capture des cinq malfrats et qu’ils étaient tous sous les verrous. Nous nous étions ensuite rendus à la Police pour interroger le Commissaire KALOGA pour avoir sa version des faits. Il était malheureusement absent et nous avons du recueillir le témoignage d’un de ses adjoints absent au moment des faits, qui n’a pas pu nous apporter plus de précisions que le témoignage du gendarme. Nous avons alors du nous résoudre à nous rabattre sur la version de ce dernier.
Or, après vérification, il s’avère que c’est la Police qui a coordonné les opérations et procédé à la capture des deux premiers malfrats. Les deux autres le seront grâce aux populations des villages environnants. Ce sont deux agents (un titulaire et un bénévole) de police sous les ordres du Commissaire KALOGA lui-même qui les ont mis hors d’état de nuire. Ce sont l’adjudant Yamoussa CAMARA ‘‘Bozick’’ et Fodé CAMARA, qui au péril de leur vie n’ont pas hésité à ratisser la brousse sachant que les malfrats étaient armés. Quant au cerveau de la bande, le tristement célèbre ‘‘Souka’’, il est toujours en cavale. Ancien soldat radié de l’Armée et repris de justice, il aurait participé à plusieurs opérations de banditisme. Il se serait spécialisé dans le braquage des banques et des centres commerciaux. Vétéran des campagnes de Sierra-Léone et du Libéria, il est rompu à l’exercice militaire. Ce qui explique pourquoi il court toujours.
Il ne s’agit là nullement d’un conflit de compétence ou de territorialité entre deux services de sécurité que nous voudrions exposer. Il s’agit juste de rendre à César ce qui appartient à César.
Certains détails auraient pourtant du attirer notre attention : comment le véhicule et l’arme saisis se sont-ils retrouvés dans les locaux de la Police alors que c’est la Gendarmerie qui aurait procédé à l’arrestation ? Bizarre tout de même. Autre détail : le Commissaire KALOGA a de très bons rapports avec les conducteurs de taxis motos. Ce qui explique leur mobilisation pour la capture des malfrats.
Tout pour l’instant est bien et qui ne finira bien que lorsque le dernier fugitif sera capturé et qu’ils auront tous été jugés. C’est alors seulement que l’on pourra dormir paisiblement.