Rédigé par GNIMASSOU Noël, ARSYF-Fria et publié depuis
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Comment concilier l'accès à l'eau potable et la préservation des infrastructures publiques ?
C'est la question que nous nous sommes posée après un incident qui a failli mettre le feu (une fois de plus) à Fria.
Tout a commencé par un banal travail de chantier ouvert sur le plateau du marché en face de la BICIGUI. Cette banque souffre depuis un certain temps d'un manque d'eau à l'intérieur de son agence.
Le Directeur soucieux de s'approvisionner en eau se serait adressé à la Mairie afin de l'autoriser à lancer des travaux pour brancher son agence sur une conduite qui passe à proximité. Le Maire lui
répondant qu'il n'est pas expert en la matière l'a dirigé vers Mr BANGOURA Directeur Préfectoral des Travaux Publics qui a délivré une autorisation pour lancer les travaux. Seulement, ce travail
nécessite de creuser un fossé de 20 cm depuis le parking du plateau traversant la route sur une longueur de 20 m.
Ce à quoi ce sont opposés des jeunes gens présents sur les lieux qui ont fait arrêter les travaux dès les premiers coups de pioche. Le Maître d'ouvrage Dian Pathé BAH est allé voir Mr BANGOURA qui
est venu exprimer son mécontentement et a tenté de faire reprendre les travaux. Il manquera de se faire lyncher par un groupe de jeunes en colère et n'a dû son salut qu'à Mogas qui a pu le
soustraire à la colère de la foule.
Certains très en colère iront jusqu'à ménacer que la BICIGUIn'ouvrira pas ses portes lundi tant que le trou creusé n'est pas comblé et rebitumé.
Un autre nous confiera : '' Il y a beaucoup de sacrifices et surtout du sang versé pour que le goudron soit réalisé.Nous ne permettrons à personne de détruire ce que nous avons obtenu de haute
lutte.''
Nous nous sommes procurés un exemplaire de l'autorisation de traversée délivrée par les TP. Il stipule que la remise en l'état des lieux est à la charge du postulant sous la supervision des TP.
L'accès à l'eau est un droit pour tous et une nécessité. Mais aujourd'hui à Fria, tout le monde sait que le plateau du fait de sa position en hauteur manque cruellement d'eau. Pour exemple, la cité
7ème vit sans eau depuis deux ans. Donc ce n'est pas se brancher sur une conduite qui résoudra le problème. Il faudra plutôt installer une cuve de 1 à 3 mètres cubes sur un support et en hauteur
dans la cour de la BICIGUI. La meilleure solution reste tout de même la construction d'un château d'eau qui desservirait tous les quartiers de la ville. Mais la réalisation d'un tel ouvrage n'est
pas à l'ordre du jour à cause de son coût.
Alors en attendant lundi et l'ultimatum fixé par les jeunes, la BICIGUI devra se résigner et rester sans eau. Peut-être que la nuit du Destin qui sera célébrée ce soir dans les mosquées apportera
une solution acceptable par tous.