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24 Août 2008

La période des grandes vacances est aussi souvent l’occasion pour les familles de faire circoncire les jeunes garçons et exciser les jeunes filles. Nous n’allons pas parler de l’excision des jeunes filles qui continue d’être pratiquée malgré les interdictions et les sensibilisations dans ce sens.
Intéressons-nous donc à la circoncision masculine qui elle, pose moins de problèmes. Elle consiste en l’ablation du prépuce qui recouvre le gland du pénis. De pratique très ancienne, son origine reste encore inconnue. Elle est pratiquée principalement chez les juifs, les musulmans et certains catholiques.
En Afrique noire et en Guinée, la circoncision est extrêmement répandue quelle que soient l’ethnie et la religion. Elle revêt souvent un aspect rituel symbolisant le passage de l’adolescence vers l’âge adulte. La cicatrisation qui ne dure que quelques jours à quelques semaines ne donne plus lieu à ces fêtes de fin de circoncision qu’on appelle en soussou : Gayi ma findi faré.
Elle a subi l’attrait de la modernité et les familles des zones urbaines préfèrent largement la pratiquer, dès les premiers mois après la naissance de leurs enfants, dans les services médicaux équipés à cet effet. Ici, bon nombre d’enfants ont été circoncis par El Hadj TALL de l’Hôpital Péchiney. Dans les zones rurales la circoncision est souvent effectuée durant la petite enfance par des « circonciseurs ».
Si la circoncision reste largement répandue, elle a perdu de son aspect rituel et festif. D’autres aussi voient dans cet acte un avantage hygiénique quoique nous n’ayons pas demandé l’avis des spécialistes sur le sujet.