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30 Juillet 2008

Il s’appelle Michel et est le mari de Marie-Claire. Géologue de son état, il accompagne sa femme à Fria après quelques mois passés dans les fins fonds de Maréla (entre Mamou et Faranah) pour des prospections géologiques.
Il connaissait déjà la Guinée depuis 1994 pour avoir notamment fait partie de ceux qui ont lancé la Société Minière de Dinguiraye (SMD) où il a croisé un certain Léonard JACOB qui fut DG de la CBG et de Friguia.
Au terme de sa mission et avant de rentrer en France, nous avons voulu savoir ce qu’il pensait de Fria qu’il voyait pour la 1ère fois.
Friainfo : Ta femme connaissait Fria et la redécouvre. Depuis quand as-tu entendu parler de Fria ?
Michel : C’est vrai, je découvre Fria pour la 1ère fois mais il y a très longtemps que
j’en ai entendu parler. J’ai travaillé dans les mines de fer de Mauritanie pendant les années 70. Parmi ceux qui ont participé à la construction de la mine, de la cité, du chemin de fer et du
port, il y avait un groupe qu’on appelait les ‘‘guinéens’’. Ils avaient fait partie de l’équipe qui a fait Fria vers 57-59. Il y avait Marzin, Giraudon, etc. Certains doivent se rappeler d’eux.
Eux, m’avaient déjà parlé de Fria bien avant que je ne rencontre Marie-Claire ma femme.
Friainfo : Pour toi qui mets les pieds pour la 1ère fois, comment s’est passée cette rencontre ?
Michel : Je suis originaire de la ville d’Aubagne en France qui a aussi une usine d’alumine. De loin, en voyant les cheminées de votre usine et les fours, je n’ai pu m’empêcher de penser à ma ville natale. Surtout qu’à 20 km, on aperçoit déjà trois grands immeubles et les fumées de l’usine. Tout cela est magnifique. Les ‘‘guinéens’’ me parlaient de la latérite de Guinée alors que nous ne connaissions que le sable en Mauritanie. Ma femme aussi me parlait de son ‘‘Afrique’’. Avec toute la verdure qu’il y avait. Là, je m’attendais à trouver plus de végétation. On a pu prendre des photos de paysages et de la ville. Je m’attendais certes à voir des choses importantes mais pas aussi grandioses.
Friainfo : Quelle est la particularité avec les autres cités minières que tu as eu l’occasion de connaître ?
Michel : Il y a beaucoup de ressemblance mais Fria a une certaine particularité qu’il est un peu difficile d’exprimer.
Friainfo : Reviendrez-vous ici un jour ?
Michel : Certainement. Revoir sa maison, son lieu de travail et ses amis nous donne envie de revenir. Malheureusement, nous n’avons pas pu rencontrer Mr Toumany SACKO, sa femme Claudine ainsi que Mr et Mme Athanase BENJAMIN. Ne serait-ce aussi que pour les revoir.