Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
FRIAINFO.Guinée-Conakry.Com

1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006

Publicité

RUSAL-FRIGUIA : PEUT-ETRE VERS LA FIN DE LA GREVE ?

Pour Friainfo, Boua KOUYATE lors du meeting à l'usine
Signature de l'accord



 

 

Lors d’un meeting, après cinq jours de débrayage à l’usine RusAl-Friguia, le collège syndical a invité le vendredi, les ouvriers grévistes à la reprise du travail dans une atmosphère tendue, a constaté Guinéenews sur place

Organisé dans l’enceinte de l’usine, ce meeting avait pour objectif de restituer aux ouvriers les résultats des travaux de négociation qui ont eu lieu le jeudi soir entre le collège syndical et la direction par rapport à l’examen de la plate-forme de revendications des grévistes.

 

Sur les cinq points de revendications retenus par la direction, après examen et approbation, les négociateurs sont parvenus à des résultats  que certains grévistes qualifient de « satisfaisants ».

En ce qui concerne la prime de cherté de vie, les grévistes ont obtenu 200.000 francs qui s’ajouteront aux 335.000 francs qu’ils touchaient auparavant. Ce qui rehausse cette prime à 535.000 de nos francs par mois. Selon la direction, 400 mille seront donc payés dans une enveloppe unique au titre d’arriérés (avril, mai) au plus tard le vendredi 13 juin.

 

Parlant de la prime de sécurité qui était à 7.500 francs, les négociations ont réussi à le majorer à 50.000 francs. Les autorités de l’usine ont annoncé que les équipements de sécurité seront reçus à l’usine en fin juin. Tout en précisant que désormais, pour lutter contre la lourdeur administrative, la direction de la sécurité industrielle sera responsabilisée dans le processus de commande, livraison et de gestion.

Le point concernant l’hôpital, la direction a promis l’amélioration des conditions de prise en charge sanitaire des ouvriers et de leur famille. Elle a ainsi décidé d’embaucher un contrôleur financier pour lutter contrer le vol persistant de produits pharmaceutiques à l’hôpital Péchiney.

A la place du recrutement de ce contrôleur financier, après avoir fustigé cette décision, les ouvriers ont exigé la restauration d’une gestion des ressources de l’hôpital.

Quant à la fourniture de l’électricité et de l’eau à la ville, la direction a promis en fonction de l’état du groupe énergétique, une desserte régulière.

 

Par ailleurs, l’un des acquis majeurs du débrayage des ouvriers de RusAl-Friguia est l’augmentation de dix pour cent sur le salaire de base de tous les ouvriers à partir du 1er juillet 2008. Ce qui n’était pas dans les cinq principaux points retenus par la direction.

 

Après la lecture de tous ces acquis des négociations, le secrétaire général du collège syndical, Sékou Ousmane Diallo a passé la parole aux grévistes qui se sont relayés au micro pour situer les responsabilités de la crise à Friguia.

 

Prenant la parole, un ouvrier a déploré l’absence des partenaires russes notamment le directeur général au meeting de sortie de crise qui paralyse l’usine depuis le lundi.

« La prochaine fois, il faut que la direction ne se fasse plus représenter par nos parents guinéens que nous avons beaucoup écouté » renchérit-il.

 

« La lenteur du collège syndical est la cause de tout ce que nous vivons maintenant avec les russes, car s’ils nous avaient écoutés, on ne serait pas aujourd’hui » poursuit un autre.

Face à cette accusation, un syndicaliste a reconnu la lenteur des actions du collège syndical qui aurait pu éviter le débrayage des ouvriers.

« A la prochaine augmentation du prix du carburant, le collège syndical entrerait en négociation avec la direction pour améliorer les conditions de vie et de travail des ouvriers dès la semaine suivante » soutient-il.

 

Nombreux étaient des ouvrier qui ont fustigé le fonctionnement et la lourdeur de l’administration de l’usine RusAl-Friguia, car selon eux, même pour prendre une petite décision ou régler une affaire courante, la direction est obligée d’abord d’attendre l’aval de Moscou.

Cette façon de gérer l’usine a été sévèrement critiquée à l’unanimité par des ouvriers qui ont souhaité voir désormais à Fria le représentant de Moscou qui approuverait les décisions sur place pour le bon fonctionnement de l’usine.

 

Dans les débats, les ouvriers dont la majorité est composés essentiellement de jeunes élèves recrutés au lycée Amilcar Cabral, ont aussi exigé la réouverture de l’économat (service de ravitaillement en denrées alimentaires) pour éviter d’exposer les ouvriers aux tracasseries des commerçants de la ville.

 

Il faut signaler que malgré parfois la passion dans leurs idées, ces jeunes ont dit toutes les vérités que les anciens travailleurs n’osaient jamais dire au collège syndical et aux représentants de la direction de l’usine.

 

Après toutes ces interventions, les avis étaient mitigés sur la levée du mot de grève pour la reprise du travail ; car, pendant qu’une partie des grévistes demandait la revue à la hausse de la prime de cherté de vie à 1.000.000 de nos francs, l’autre partie souhaitait l’acceptation des acquis de la négociation entre la direction et le collège syndical.

 

« Il faut non seulement féliciter le collège syndical pour les efforts consentis pour avoir eu gain de cause sur la plate-forme de revendication, mais surtout l’obtention de 10 pour cent sur le salaire de base. Soyons unis derrière le syndicat, car ce qu’on a eu est un grand pas » se réjouit un ouvrier.

 

En outre, il faut préciser que les autres points, un planning de négociation est mise en place pour leur résolution d’ici fin juillet.

 

Face à ces avis partagés sur la poursuite du débrayage qui a considérablement affecté la production de l’alumine, l’usine tend peut être vers la levée du mot d’ordre de grève qui a largement été suivi par les 1.200 ouvriers embauchés au compte de RusAl-Friguia.

 

Seuls les jours à venir permettront de constater la reprise effective du travail.

 

A suivre…

 

                                                             Boua Kouyaté, envoyé spécial de Friainfo à Fria

 










Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article