1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006
1 Juin 2008
Rusal, l’artificier !
Nous commençons cette revue de presse sur la semaine Rusal, dans sa politique offensive qu’elle a débuté depuis quelques mois dans son secteur exploitation, la compagnie russe vient de s’octroyer une machine d’une importance capitale dans l’extraction du minerai.
Depuis plusieurs jours « Des difficultés pour exploiter les carrières de bauxites »titrait A.C.C, des villages comme FOKIBO, voient leurs habitations s’écrouler et leurs champs disparaître sous l’effet des tirs d’explosifs, un problème qui revient souvent au devant de la scène dans l’actualité locale de cette ville. Rusal par cupidité a perdu les spécialistes du WIRTGEN, et d’après notre rédacteur ces derniers sont partis voir ailleurs où l’argent coule à flot. Piégé dans sa propre politique, Rusal retient quand même deux des spécialistes de ce mastodonte pour former les jeunes miniers locaux sur place.
Dans sa livraison, I.S.T titre : « De nouveaux opérateurs pour le WIRTGEN » entendez par là de nouveaux personnels exploitants pour une machine qui extrait, concasse, et charge la bauxite, à la différence de l’extraction par tirs dans les carrières proches des habitations ou des zones de concentration (fil haute tension, conduit d’eau, etc.). Selon M. SANO Mory, chef de département de la planification des travaux miniers, la satisfaction de cette innovation réside dans l’exploitation des carrières autrefois inaccessibles (KOUSSIKIMBELY, MANGAMORY, MANBORY) à cause de leur proximité des zones habitables, mais surtout dans son personnel local, qui dorénavant prendra les rênes de ce mastodonte. Le personnel expatrié a laissé le champ vacant après une formation de jeunes miniers triés sur le volet, il faut dire que ce n’est pas un privilège de conduire ce genre de machine, donc pas de favoritisme pour une fois, le seul constat réel d’après notre journaliste est (…) le remplacement du personnel expatrié par le personnel local… » Avant de conclure que cela n’est plus un simple verbiage mais une réalité à Rusal.
La Commission (tri)par titille : EDG, Préfecture, Rusal,
Dans le bras de fer qui oppose les habitants de la ville de Fria à la société Rusal pour la distribution de l’énergie, un groupe restreint a été mis sur pied pour éclairer l’esprit de nos braves consommateurs à l’utilisation de la denrée rare : l’électricité. Composé de trois groupes : EDG, la Préfecture et Rusal. Le constat qui ressort après deux semaines de travail est un fait connu de tous : « (…) à Fria, l’électricité est facturée au forfait » et laisse un goût amère aux consommateurs, parce que désormais il faut payer et selon notre correspondant I.S.T dans son article : « L’électricité doit être économisée et payée ! » le ton employé dans ce titre traduit le manque de confiance, de sérénité des autorités chargé de cette épine dorsale. A travers les lignes de notre confrère, on constate que cette commission n’a pas vocation à sensibiliser, mais plutôt à verbaliser, l’accent est bien mis … l’électricité DOIT être… payée.
I.S.T revient sur l’exposé très technique et brillante du chef de département Energie de Rusal, M. Camara David qui à la fin de son interview met le doigt sur un fait : la vieillesse des installations de l’usine. Avant de conclure par une interpellation des autorités compétentes pour un investissement conséquent, afin de réhabiliter, fiabiliser et faire l’extension du vieux réseau qui ressemble à un grand sèche-linge dans une grande bourgade, un appel qui restera pour le moment sans suite, car le fournisseur RuSal ne connaît qu’un vocabulaire : accumuler les bénéfices. A la fin de la semaine N.G dans son intitulé : « Diffusion d’un film à partir des Immeubles » constate que depuis plusieurs jours les habitants voient sur leur petit écran un reportage auprès de la population sur la manière d’utiliser l’eau et l’électricité en langue nationale. La cellule de communication de Rusal initiateur de ce projet diffuse un film de 12 heures à 18 heures en boucle à partir de l’immeuble F6 B, le canal de diffusion est baptisé « Fria TV » pour l’occasion. L’attente d’une radio locale depuis, pousse notre rédacteur à noter que de nombreux téléspectateurs se contentent de voir leur ville sur leur écran ainsi que les gens qu’ils connaissent.
Rusal ouvre les robinets
Après le problème de courant, c’est celui de l’eau qui revient dan les colonnes de Friainfo, notre correspondant s’exclame dans son titre : « les travaux de forages avancent à grands pas ! »
Ne devrions nous pas cesser de gloser sur la capacité de la compagnie Rusal, car elle tente toujours de colmater les brèches. L’implantation des puits de forages dans la ville et villages est un signal fort aux habitants. Il y a longtemps cela serait invraisemblable, à imaginer que Rusal arriverai à ce stade prouve qu’aucune disposition n’est prise à court et long terme pour la fourniture d’eau potable. Ce cadeau empoisonné cache l’incapacité des autorités à gérer cette situation. L’élément dont il s’agit (l’eau) est présent abondamment dans le fleuve Konkouré, les milliers de coups de dollars débloqués pour réaliser ce projet pouvait servir à pallier aux difficultés d’eau. D’après notre confrère cet acte de Rusal serait de lutter contre les maladies liées à la consommation de l’eau souillée, quelle eau souillée ? L’attente des habitants de voir une goutte d’eau sortir de leur robinet pour les besoins de ménages n’est pas d’actualité.
En substance notre rédacteur va jusqu’à vanter les mérite de Rusal par son souci à s’occuper du bien être de la population, des propos qui sonnent comme prémonitoire. Cette caution est on ne peut plus injuste, et dans ce contexte hardi, on voit que le rédacteur joue le grand écart par une formule lapidaire : « des difficultés qui sont entrain d’être balayées d’un revers de main »comme pour dire bon débarras.
Du Haut en Bas… de Toi à Moi
Cette semaine notre correspondant était à l’école de la république, comme les enseignants et les chefs de quartier, ils étaient nombreux à cette pédagogie démocratique pour les restituer aux ayant droits, les jeunes. Noël Gnimassou dans son titre : "fin de la semaine nationale du civisme"nous livre un compte rendu de ce que fut ces journées de la citoyenneté, mais les projecteurs étaient braqués sur nos jeunes et leurs implication à l’école de la société. Le civisme n'engage pas seulement une relation "verticale" du citoyen à l'égard de ces puissances, mais aussi une relation "horizontale" entre les citoyens. Les deux rapports s'impliquent réciproquement. Contribuer à faire respecter les droits de certains et, par conséquent, contribuer à obliger certains autres à respecter leurs obligations.
Partant de ce principe, dans une ville comme Fria cette relation de haut en bas (relation verticale) se décline en faveur de toi à moi (horizontale) et ce constat souligner par un intervenant, que depuis les citoyens se font justice. Le rapporteur principal Mane SOUARE souligne : « Qu’il ne suffit pas de dénoncer la violence….il faut en rechercher les causes (…) » le civisme est instituant et critique sa première leçon est : respecter les puissances publiques c'est d'abord les instituer, les contrôler, et les soumettre à la critique raisonnée. Indissolublement pour les citoyens et pour l'Etat garant des droits et des obligations : l’école, la famille, et la société formera un citoyen ayant des droits aux libertés et des devoirs envers la société.
Le ministère de la santé Publique au chevet de l’hôpital privé Rusal/Friguia
Dans nos chiens écrasés cette semaine les brèves reviennent comme des marronniers, dans nos colonnes on pouvait lire : 250 moustiquaires imprégnés pour l’hôpital privé de Rusal/Friguia, offert par le ministère de la santé publique à un hôpital privé, bizarre ! Certes, c’est pour répondre à sa mission publique. Mais notre ministère de la santé publique ignore qu’il est plus urgent de partir en guerre contre les moustiques des hôpitaux d’états quand on connaît l’état des lieux, qu’à ceux des privés, pour une fois les dieux sont tombés sur leurs têtes. Sacré ministère.
LOURA à FRIA
Loin des connexions à haut débit (ADSL, WIFI) la SOTELGUI à travers son service internet LOURA vient de faire une rentrée lente et discrète à Fria. Pour tous ceux qui utilisent ses services, même si la connexion est lente l’effort est à encourager note notre rédacteur dans sa livraison : « LOURA presque opérationnel à Fria ». En ce qui concerne la connexion "universelle" pourrait-on être connecté ou devrait-on être connecté ? S'il s'agit de savoir si la connexion est souhaitable, la réponse est "oui" mais le choix revient à Sotelgui note notre correspondant, par contre, le droit de ne pas être connecté relève d'une position de domination dans la société. A l'heure actuelle, pour certaines classes sociales la connexion permanente relèverai d’un miracle compte tenu du forfait des tarifs qui met à rude épreuve leurs portefeuilles.mais il serait très regrettable pour Sotelgui de passer à coté de sa politique de séduction et de connexion dans une ville comme fria. La 1ère ville Guinéenne à offrir à ses citoyens un site internet et qui comptent un nombre considérable de clients potentiel et fidèle de la toile. Allez comptez !
Quand les éléphants se battent…
Pensant être à l’abri des revendications de la jeunesse soldatesque à Conakry, la vielle garde militaire de notre préfecture n’a pas entendu le bruit saccadé des bottes de la jeune garde militaire, elle s’est fais cueillir manu militari pour une destination sûrement musclée. La population quant à elle s’est terrée chez elle et prête une oreille attentive aux négociations qui se trament dans la capitale.
Un stade, plusieurs noms, des posthumes oubliés.
Décidément on entendra d’autres pour un si petit stade, on a eu « cœur de l’amitié » « terrain rouge » « terrain blanc » dorénavant il s’appellera « stade Konko sylla »du nom de l’ancien chauffeur ambulancier à l’hôpital d’état. A première vu on aurai cru que le brave a tiré sa révérence, mais non ! Il est juste terrassé par une maladie, le 1er magistrat a tenu à honorer l’homme par ce geste, il fallait y penser, mais à ce rythme on risque de ne pas s’en sortir, nos complexes sportifs doivent-ils porter des noms sans tenir compte des liens ? Alors pourrait-on appeler un jour la piscine de Fria « piscine Chérif Keita » ? Cherchez les erreurs.
Habituons nous, le stade Konko sylla (ancien terrain rouge, ndlr) était le théâtre d’un match de gala à la mémoire des anciens footballeurs disparus de fria. A la mi-temps des diplômes de satisfecit ont été délivrés a leurs proches, mais au-delà de ce cadre sportif on constate qu’aucun geste fort n’a marqué les esprits, même pas un petit mémorial édifié à l’honneur des illustres disparus, l’ironie du spectacle, ce seul stade qui n’avait pas de nom officiel où le gala s’est tenu est revenu à un vivant, qui n’en demandait pas tant.
Congratulation THE QUEEN, KARINE.
Enfin dans les carnets roses de notre hebdomadaire,la semaine se termine par des réjouissances, dans la famille BIETRY en France, Karine(fille de Françoise BIETRY) a dit oui à M. Jean Jacques. Au même moment M’Mahawa Sylla dite la « Reine » acceptait les doléances de M. N’FA Boubacar Sylla à la commune de Kaloum notre correspondant qui n’a pas eu de visa pour la France exhorte le couple Jean-Jacques Karine à choisir Fria pour leur « lune de miel ».
Une femme peut fort bien porter une robe de bal sans savoir danser, une robe de cocktail sans avoir soif, mais si elle met une robe de mariée, elle sait tout de suite ce qu’elle veut. Heureux ménage à nos deux reines de la semaine. Mes amitiés renouvelées à Françoise.
En attendant d’autres infos dans les frigos de friainfo, je vous souhaite bonne semaine.