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1 Juin 2008
Il n’y a plus besoin de démontrer que la diaspora d’un pays ou d’une localité constitue un espoir évident pour son développement socio-économique. Qu’il s’agisse des transferts financiers destinés aux familles, ou encore des financements de projets sectoriels (en particulier le secteur rural ou l’animation de la jeunesse), ces fonds peuvent avoir un impact positif pour l’économie nationale ou locale.
La préfecture de Fria (la commune urbaine et les CRD) bénéficie au moins de trois atouts majeurs à exploiter au service d’un développement durable de la localité. Celui d’avoir l’une des matières premières les plus prisées du monde qui lui a permis d’abriter l’une des plus grandes industries du continent. La deuxième opportunité est celle d’avoir à l’étranger un nombre considérable de ses ressortissants. Enfin et surtout celle de regorger d’une richesse humaine exemplaire au niveau national (des intellectuels, une riche diversité à tous les niveaux).
Le constat étant fait et l’évidence étant si claire, ma préoccupation dépasse le pourquoi Fria rencontre autant de difficultés. Mon objectif est celui de fournir un certain nombre de propositions pour que Fria tire bon profit de sa richesse et de sa diversité.
Je ne vais pas m’attarder à rappeler les missions naturellement assignées à l’Etat et aux collectivités locales. Ce qui me préoccupe ici, c’est le rôle de la société civile dans sa généralité, en particulier celui de la diaspora à travers le monde.
La population de Fria doit comprendre que chacun a une part de contribution à apporter pour le bien être de chaque membre de la collectivité. Quant à la diaspora, où qu’elle se trouve dans le monde, je voudrais souligner quelques points qui me paraissent importants.
D’abord, nous avons la chance qu’une dynamique associative est entrain de s’enclencher dans différents pays d’Europe et d’Amérique. L’Arsyf de Belgique est l’une des illustrations à noter et à saluer. En France, des efforts sont entrain d’être déployés pour aller dans ce sens. Aux USA, des échos de bon espoir nous parviennent à travers le blog de Fria.
Ensuite, je voudrais attirer l’attention sur l’importance d’une bonne coordination de ce mouvement associatif. A partir du moment où nos objectifs convergent vers le développement local de notre patrie, alors coordonnons nos efforts pour une meilleure efficacité. Pour cela, on pourrait envisager de mettre en place un bureau coordinateur dont le siège se trouvera à Fria. Les bureaux exécutifs d’Arsyf doivent se retrouver chaque année afin de définir les objectifs de l’exercice suivant et débattre sur les enjeux à venir. Pour commencer, je propose que le bureau belge et celui français se retrouvent courant l’été pour discuter des différentes expériences de chacun et trouver une entente sur le comment travailler ensemble. On pourra ainsi définir des projets, des modalités de financement d’autres préoccupations communes.
D’aucuns auront tendance à penser que nos petites contributions sont insignifiantes pour faire
face à des projets de développement. Mais si, nous pouvons faire beaucoup de chose si nous arrivons à nous organiser et à coordonner des actions. Avec la volonté tout est possible, car petit à
petit l’oiseau fait son nid. Les mots d’ordre sont : Ambition, audace et action, ce que j’appelle souvent les 3A.
BAH Souleymane, l’enfant de Tigué.