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27 Mai 2008

La commission tripartite EDG, Préfecture et RUSAL/FRIGUIA mise en place pour sensibiliser sur la question de fourniture d’eau et d’électricité à Fria a clos ses travaux récemment. Après deux semaines de travail, elle a élaboré un document de base qui s’articule autour de trois grands axes: l’économie d’énergie, le recouvrement des factures et la dynamisation de la relation entre EDG et FRIGUIA.
Après diagnostic, il s’avère qu’à Fria, l’électricité est facturée au forfait.
Malheureusement « même ces forfaits ne sont pas régulièrement payés alors que la ville ne cesse de s’agrandir. Ce non recouvrement à plusieurs conséquences néfastes sur EDG et Friguia. Avec la récession et la flambée du prix des produits pétroliers sur le marché mondial, Friguia se trouve dans les difficultés de continuer à assumer elle seule l’achat de ce carburant sans compensation », indique le rapport de la commission.
Et M. David Camara, chef du département Energie d’ajouter « la consommation de la ville avoisine 4 mégawatheures la journée. Le soir à partir de 19 heures, on atteint la pointe de 7 mégawatheures jusqu’aux environs de minuit moment à partir du quel la tendance commence à baisser. » Il a en outre regretté la vieillesse des installations qui aboutit très souvent à des déclenchements « et l’on est obligé de mettre en marche les groupes diesels de réserve. Cette solution a pour conséquence la consommation énorme de carburant : 300 litres de gasoil par mégawatheures. C’est dans une telle situation que le Groupe énergétique a consommé le mois de mars dernier, près de 300 000 litres de gasoil au lieu de 80 000 litres fixés habituellement. »
Il faut noter l’utilisation abusive et incontrôlée d’appareils de grande consommation d’énergie dans les ménages, des ateliers de soudure, de menuiserie etc.
Dès lors, selon le directeur d’EDG et de l’avis de tous les membres de la commission, l’économie d’énergie et le paiement des factures sont les voies de recours pour que la ville continue à recevoir du courant. Pour y arriver un investissement est nécessaire pour réhabiliter, fiabiliser et faire l’extension du vieux réseau datant de plus de 40 ans.
Pour tout dire, l’électricité coûte chère à notre usine. Il est arrivé des moments où on a arrêté la production pour donner le courant à la ville. Situation qui met évidemment en danger notre usine qui a enfanté la ville. Alors économisons le courant pour la garder en vie. Utilise ton bien en pensant au lendemain, dit l’adage.
Ibrahima Sory TRAORE