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3 Mai 2008
Fria a vécu le 1er Mai une sombre histoire de crime passionnel. Les faits se sont déroulés aux alentours de 14h tout près de la Gare routière de Sangarayah dans une maison aménagée en maquis.
Un agent du Département Chemin de Fer du nom de Saadou BARRY aurait reçu un coup de fil anonyme l’informant que sa femme, la tenancière du maquis était dans la chambre avec un de ses amants. Le prétendu amant se trouve être un de ses propres collègues de service en la personne de Oumar CAMARA. BARRY qui, malgré son jeune âge (environ la quarantaine), a déjà quatre épouses et entretiendrait de nombreuses maîtresses à travers la ville. Il est réputé gentil mais d’une jalousie maladive. Au moindre soupçon entre l’une de ses femmes et un homme, sa seule réaction est se battre contre l’homme. Il l’aurait déjà fait à maintes reprises.
Ce 1er Mai donc, les nerfs à vif, Saadou BARRY (aussi connu
sous le nom de BARRY CHANCELLOR) fait irruption dans la chambre d’une de ses femmes et prétend l’avoir surprise avec son collègue Oumar CAMARA. Il aurait fermé la porte à clé avant de se jeter
sur lui décidé à en découdre. La jalousie étant mauvaise conseillère, il aurait, pendant la bagarre, asséné un violent coup à la tête d’Oumar avec une barre de fer. Voyant qu’Oumar avait perdu
connaissance, il le prendra lui-même dans sa voiture pour le conduire non pas à l’Hôpital mais à la Gendarmerie en disant qu’il leur apportait un amant de sa femme. Les gendarmes auraient
répliqué devant l’état de la victime en lui ordonnant de le conduire à l’Hôpital pour des soins. Selon les témoins, Oumar aurait rendu l’âme devant le portail de l’Hôpital Péchiney. Les
infirmiers de garde n’ont fait que constater le décès. Il était environ 15h.
Pris de peur, BARRY prendra la poudre d’escampette et n’aurait été capturé que ce matin à Conakry. Il serait entre les mains des forces de sécurité. La maison d’une de ses femmes dans le quartier de Sabendè aurait été saccagée par une foule en colère mais nous n’avons pas pu le vérifier et nul ne sait pour l’instant si le présumé coupable sera jugé à Fria ou ailleurs.
Oumar la victime, était quelqu’un de très souriant et sans histoires. Il a juste été une victime innocente car rien, absolument rien ne peut justifier la mort d’un homme surtout dans de telles conditions.
Il a été enterré ce vendredi à 14h et de nombreux amis et parents l’ont raccompagné à sa demeure au cimetière de Tigué. Il laisse une femme et plusieurs enfants. Le sort a voulu qu’il soit tué par un collègue du même service que lui.
Pour l’avoir connu personnellement et avoir gardé de lui l’image de quelqu’un de gentil et jovial, au nom de l’ARSYF, j’adresse à sa famille mes condoléances les plus attristées et que le Tout-Puissant l’accueille en son paradis. AMEN.