1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006
23 Février 2008
Elles étaient quelques dizaines, une centaine tout au plus. Elles ont manifesté hier matin vendredi 22 février vers 10h
en bloquant l’accès de l’Hôpital avec des carcasses de vieilles voitures en exigeant le limogeage du Médecin-Chef en la personne de Dr Hassimiou DIALLO.
Ce mouvement, certainement manipulé par des esprits mal intentionnés, reprochait la mauvaise gestion au sein de l’Hôpital. Plusieurs
malades venus en consultation auraient même été refoulés. Ces femmes, habillées en rouge, ont écrit une lettre de revendication adressée au Préfet avec une copie pour les membres de la Direction
Générale de RUSAL. Il a fallu l’intervention et la médiation du syndicat et du chargé des relations publiques de RUSAL pour ramener le calme et faire lever les barricades.
L’Hôpital PECHINEY connaît actuellement des problèmes dus entre autre à la vétusté des bâtiments et des équipements, à l’absence de
formation de qualité du personnel soignant et à la baisse des budgets. La qualité des soins apportés aux malades s’en ressent et pour ceux qui ont connu cet hôpital dans les années 60 et 70, il y
a vraiment lieu de s’indigner.
Mais il y a une pratique qui s’est installée à l’Hôpital et qui gangrène cet
établissement : le trafic des médicaments. Le mot est lâché mais il faut appeler un chat un chat. Les médicaments coûtent horriblement cher en Guinée surtout pour les populations
défavorisées qui gagnent difficilement leur pain quotidien. Certaines personnes ont trouvé la lucrative idée de se faire faire des ordonnances de complaisance pour aller ensuite revendre les
médicaments sur le marché noir. La pratique serait tellement juteuse que certaines personnes du corps médical seraient mêlées à ce trafic et continueraient à l’alimenter.
Il est vrai que Dr Hassimiou est loin de faire l’unanimité autour de lui et qu’il dérange. Certains ont beaucoup de griefs contre lui.
On lui reproche notamment d’avoir écarté des médecins vacataires compétents. Mais ce mouvement qui est le fait d’une poignée de personnes manipulées d rappelle combien il est parfois difficile de
gérer les friakas. On aurait aperçu des trafiquants (es) mêlés à cette foule tout contents de foutre dehors un empêcheur de faire tourner les affaires en rond.
En terminant, nous rappellerons qu’il n’y avait presque pas de membres de famille des travailleurs.