Rédigé par CAMARA Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur-délégué ARSYF/Belgique et publié depuis
Overblog
La montée vers le
centre-ville après le virage de l'ancien Economat vers 1959-1960 Le même endroit vers le
début des années 90
Encore le même endroit en 2005 avant les émeutes pour le bitumage Encore le même endroit en 2007 après le bitumage
La ville de Fria est sise dans la localité de Sombory encore appelé Tormelin. Jusqu'en 1957, ce village appartenait à la zone coloniale administrative de Boffa. Mais suite à cette
aventure économique et financière de Péchiney d'y construire la première usine d'alumine en terre africaine, elle a finalement été détachée de Boffa.
Le 15 octobre 1954, après plusieurs prospections infructueuses en Moyenne et Haute-Guinée, Monsieur DIMITIAK et Monsieur SABO deux techniciens du géant français de l'aluminium PECHINEY
arrivèrent à Tormelin. Ils étaient accompagnés de quelques ouvriers guinéens notamment Monsieur TRAORE Fodé Morlaye, un ancien du service MIN de Friguia-Kimbo. Ce dernier à la
retraite depuis 1983 vit toujours à Fria dans le quartier Katourou III. A leur arrivée à Tormelin, ils ont demandé au Chef de Canton CAMARA Almamy Amadou de leur trouver un chef d'équipe. C'est
ainsi que ce dernier choisit son frère CAMARA Boubacar comme chef d'équipe. Il était accompagné de 13 autres personnes pour tracer une piste pouvant mener au site des gisements de
bauxite. Après la constitution de l'équipe et sans tarder, les travaux de défrichage commencèrent le lendemain 16 octobre 1954. Mais le sol caillouteux de Fria rendait les travaux difficiles. Le 28
octobre 1954, la piste arriva dans le petit village de WOULOUNKOBY. C'est en ce moment que DIMITIAK décida de se retourner à Conakry. Mais quelques jours après, il était
revenu accompagné d'autres ouvriers guinéens.
Bonjour monsieur, je suis très honoree de lire ces anecdotes sur mon grand père ! Il nous parlait toujours de sa vie en Afrique qui l'a beaucoup marquée ! Merci ! Hélène Dmytriak