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17 Février 2008
C’est dans une atmosphère particulièrement tendue que la grève des sous-traitants a pris fin le mercredi 13 février 2008 dans la salle de conférence de la direction de la
Production.
Cette grève entamée lundi 4 février trouve enfin son dénouement. Malgré des tentatives d’intimidations et parfois de supplications, les grévistes ont tenu bon
pendant dix jours et ont obtenu satisfaction sur la plupart des points soulevés même si le principal point n’a pas été satisfait : à savoir, être intégré à l’EMF.
La
Direction et les entrepreneurs ont néanmoins consenti à appliquer plusieurs points de revendications et ce dans l’immédiat : une prime mensuelle de cherté de vie allant de 40 000 à
60 000 Fg sera versée sur les bulletins; des primes de salissure et de sécurité leur sont accordées sans exception ; une prime de logement d’un montant de 22 000 Fg sera aussi
payée ;une prime de fin d’année sera négociée après le 1er semestre de 2008 pour être payée en fin d’année ;les entreprises s’engagent à
mettre à la disposition de leur personnel des moyens de transport ;toutes les entreprises s’engagent à accorder à leurs agents, leurs femmes et enfants, une prise en charge médicale directe
à hauteur de 50% des frais médicaux ;tous les salaires de base sont relevés de 25 000 Fg ;les dits salaires seront payés au plus tard le 5 du mois suivant avec un bulletin de paie
individuel dûment établi indiquant tous les éléments de salaires et primes ;enfin la suppression définitive de la 2ème catégorie.
Toutes ces garanties, si elles sont
appliquées scrupuleusement, permettront à ces travailleurs de vivre un peu mieux décemment sans avoir à recourir au vol de matières premières pour subsister. La tâche sera difficile pour les
entrepreneurs qui, pour la plupart ne savent pas gérer une entreprise et puisent dans les fonds de l’entreprise comme dans leurs propres poches au point de rester plusieurs mois sans payer les
salariés. Car si Rusal a sa part de responsabilité dans les mauvaises conditions des travailleurs sous-traitants, il ne faut pas oublier que les chefs d’entreprise le sont encore plus au regard
de leur train de vie comparé au traitement réservé à leur personnel.
En tous cas, le non-respect des points par les signataires du protocole d’accord sera considéré comme
une cause valable de résiliation du contrat de l’entreprise sous-traitante.
A bon entendeur, Messieurs, salut.