1er site d'information guinéen basé essentiellement sur l'actualité d'une ville : Fria en Guinée depuis 2006
27 Septembre 2007
A droite le train venant de Conakry
Des citernes éventrées
La grue en action
La violence du choc a tardu les chassis
Un amas de ferraille
Une équipe d'intervention
Mardi 25 septembre 2007 dernier, deux trains de notre usine sont entrés en collision au point kilométrique (PK) 63 à Gbantama. Sous la violence du choc, trois locomotives, des wagons ainsi que
des citernes de soude ont été littéralement éventrés. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée seulement un blessé léger. Une défaillance du système de freinage serait à
l’origine de la collision.
Selon les conducteurs, le train venant de Conakry est arrivé le premier au lieu de croisement et
l’aiguilleur s’apprêtait à manœuvrer l’aiguillage pour s’engager dans l’évitement et attendre que celui venant de Fria passe pour reprendre les rails et rentrer sur Kimbo. C’est pendant cette
opération qu’ils ont vu arriver l’autre train arriver à une grande vitesse visiblement manquant de freinage.
Informée, la Direction
de RUSAL/FRIGUIA a tout de suite dépêché sur les lieux une équipe de secouristes pour débarrasser les endroits et sécuriser les habitants du village. Les matières premières contenues dans les
citernes étant dangereuses pour la santé et l’environnement.
Le DG, M. Alexandre Fédotov, accompagné de ses proches collaborateurs
s’est rendu sur les lieux et a pu évaluer les dégâts.
Le Préfet de Dubréka a été informé par la Direction de RUSAL/FRIGUIA de
l’accident et a fait prendre des mesures de sécurité pour protéger les populations et boucler le périmètre. Mais aux toutes premières heures de l’accident, les pillages n’ont pu être évités comme
d’habitude.
La voie ferrée n’a pas été endommagée et elle a été complètement dégagée hier mercredi vers 19h30 grâce aux efforts des
secouristes et leur travail peut permettre ainsi la reprise du trafic ferroviaire qui est d’une grande vitalité pour l’usine et la ville.
Cet accident bien que sans dommage humain vient rappeler deux autres plus tragiques :l’un en 1973 avec des dizaines de morts dû à la collision entre le train
régulier et la draisine ; l’autre en 1989 par le fait d’un simple déraillement et qui coûta la vie à plusieurs personnes notamment des jeunes élèves.
Survenu seulement deux semaines après la collision de deux bateaux dans le port minier de Friguia, cet accident relance la question sur la sécurité au sein de la
société Friguia. Il y va de la vie d’hommes et de la survie des installations.