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16 Juin 2007
C'est la route de la corniche, celle qui relie l'ancienne salle de judo au fond de l'écran (détruite suite aux émeutes de 1992 ave le préfet Diams Deen Baldé) au cinéma kimbo en passant derrière
la cité "Astaldi"
La même route juste au petit rond-point de la salle de judo : au fond de l'écran, la petite rue non bitumée qui continue vers les dernières constructions de la cité "Ingénieurs" (ex-Unité 1)
ainsi que l'école primaire de Tigué 1
Au même rond-point, la rue qui continue vers les premières constructions de la cité "Ingénieurs". A gauche du rond-point, se trouve l'ancienne salle de judo
La route qui quitte derrière la cité "Ecochard" et continue vers la salle de judo en passant devant l'ancien restaurant "le Calao"
Devant "le Calao" ( à gauche). Un quartier que je connais bien pour y être né et habiter durant toute ma vie à FRIA
La finition des travaux dans le même quartier sur la route de l'Ecochard
L'entreprise Henan-Chine sur le dernier tronçon des travaux (la route de l'Ecochard)
Le rond-point entre la cité Ecochard et le quartier "Cocotier" où débute la route de l'Ecochard en direction de la salle de judo en traversant le coeur de la cité "Astaldi"
Cette semaine fut intense et marquée d'émotions à FRIA. La cité et toute son agglomération ont connu la joie et son contraire. D'abord, une émotion vive et agréable chez
les habitants du centre-ville pour célébrer la fin des travaux de bitumage amorcés il y a déjà trois mois. En suite, une colère immense qui en avait suivie dans le quartier de Tabossy qui
malheureusement, n'était pas repris dans le schéma préétabli afin de bénéficier de cet embellissement.
D'abord dans le centre-ville, cette nouvelle de fin des travaux
a été accueillie non pas comme un cadeau, mais plutôt le fruit d'un combat suite à une longue et pénible exacerbation causée par l'état dégradant des rues de la ville. Tous les friakas
aujourd'hui, s'en réjouissent d'être capables de faire bouger les lignes de la lourde bureaucratie de notre administration, minée par la corruption et dont le seul fondement repose sur
<<tout sauf le service à la nation>>. certes, ils ont perdu des biens, une vie et leur sang avait fortement coulé, mais cela n' a pas altéré leur
détermination et surtout leur volonté de sauver cette ville que nous aimerons toujours. Comme fils, les différentes mutations qu'elle a connu ne doivent décourager, seul le sentiment de
reconnaissance doit être plus fort. Quant à l'Association des Ressortissants et Sympathisants de Fria en Belgique (ARSYF/Belgique), qui avait couvert toutes les émeutes de décembre
2006, ses membres sont fiers de leur ville et de ses habitants...
Par ailleurs, les travaux de canalisation d'eau tout au long des rues devraient également commencer dans les prochains jours. Cette fois-ci, l'ampleur sera moindre puisque la cité de l'alumine
compte déjà quelques fossés. D'ici là, ses braves habitants continuent de goûter à ce plaisir d'une fierté en partie retrouvée.
Camara Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur-délégué ARSYF/Belgique