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24 Avril 2007
Suite aux nombreuses revendications des ouvriers du secteur des entreprises, une rencontre avait lieu la semaine passée entre ces derniers et la direction de Rusal représentée par son Directeur des Ressources Humaines et celui des Finances. Etait également présent un député du parlement guinéen. Au cours de cette réunion, les nombreux ouvriers ont exprimé, d'une part, leur doute sur la réelle volonté de leur propre représentation syndicale de mener à bien les différentes négociations depuis le début du mouvement, et d'autre part, des soupçons de détournement de tout ou une partie de leurs salaires par leurs patrons en complicité avec les cadres locaux.
Dans le souci donc de trouver une solution à cette grogne, la direction de Rusal après avoir réaffirmé qu'aucun contrat officiel ne la lie aux ouvriers, a invité ces derniers à désigner au niveau de chaque entreprise des délégués afin de pouvoir mettre toute la lumière sur les dessous de cette affaire. Car pour Rusal, elle a toujours regler à temps ce qu'elle doit à chaque prestation fournie par un ouvrier et ce, selon les clauses du contrat qui la lie aux chefs d'entreprise. Ce contrat stipule que les patrons ne doivent prélèver que 10% sur la masse salariale de chaque ouvrier. Mais, force est de constater que cette convention n'est jamais respectée dans la pratique. C'est pourquoi, Rusal a décidé maintenant de recevoir separement les délégués de chaque entreprise munis de leurs fiches de paie et accompagnés de leurs patrons respectifs afin de comparer pour chaque catégorie d'ouvrier, les montants sur les fiches de paie à ceux donnés par la direction. Les délégués des 18 premières entreprises devraient être reçus ce mardi 24/04/07 et il en sera ainsi pour toutes les centaines d'entrprises présentes à l'usine et qui sous-traitent avec Rusal. A cette occasion, la société Rusal a même fait venir son avocat de Conakry pour constater les éventuels manquements dans le chef des différentes parties.
En tout cas, les pauvres travailleurs qui reclament leurs stricts droits, sont déterminés à se battre jusqu'à avoir gain de cause.
Nous y reviendrons.
Camara Abdoulaye Ciré, Vice-Président et Administrateur-délégué ARSYF/Belgique