Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec votre info a fria

CAMPAGNE DE PREVENTION DES IST VIH SIDA CHEZ LES JEUNE ‘‘ECOLE SANS SIDA’’

par Mr DIALLO Abdoulaye, Fria

publié dans Votre info à Fria

CAMPAGNE DE PREVENTION DES IST VIH SIDA CHEZ LES JEUNE ‘‘ECOLE SANS SIDA’’
CAMPAGNE DE PREVENTION DES IST VIH SIDA CHEZ LES JEUNE ‘‘ECOLE SANS SIDA’’
CAMPAGNE DE PREVENTION DES IST VIH SIDA CHEZ LES JEUNE ‘‘ECOLE SANS SIDA’’






 

 

 

 

 

La lutte contre les IST VIH/SIDA dans la préfecture continue et de belle manière.

 

 

 

 

Ce lundi 23 novembre 2017, l'ONG ASSOCIATION GUINEE BUSINESS SOLIDARITE (AGBS) a lancé le ton pour cette campagne de sensibilisation à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre cette maladie.

Comme son non l’indique ‘‘école sans SIDA’’ s’adresse d’abord aux jeunes écoliers pour mieux les sensibiliser et les informer. Grâce à la coordination du CAEF (Club Des Amis Et Enseignants de Fria), la campagne a commencé par une conférence sur les IST VIH/SIDA dans la salle de la Mairie. Cette conférence qui voyait la présence des Secrétaires Généraux de la Préfecture et de la Commune, des représentants de la DRS et de la DPS, était animée par Dr Rama DOUKOURE. La salle de la mairie était bondée de jeunes élèves des différents collèges et lycées venus améliorer leurs connaissances en matière des IST VIH/SIDA.

Après la brillante intervention de la conférencière, le micro fut tendu aux élèves pour leurs questions suivies de réponses appropriées avant de passer à la déclamation d’un poème sur le SIDA par Mlle Aissatou Chérif BAH. Pour finir les organisateurs ont posé une sérié de questions aux élèves et ont récompensé les bonnes réponses.

il faut signaler que cette rencontre n’était que le lancement de cette campagne qui va se poursuivre dans les différents établissements scolaires de la Préfecture.

Tout en leur souhaitant bon effet, nous reviendrons sur cette activité lorsqu’elle sera parvenue à son terme.

 

Mr Abdoulaye DIALLO

Voir les commentaires

CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA (3)

par GNIMASSOU Noël, ARSYF-Fria

publié dans Votre info à Fria

 

MATCH DE BASKET-BALL AU PARC DE JEUX
 

 

 

 

 

 

C’est dans la suite des activités de la journée mondiale de lutte contre le sida qu’une rencontre de basket-ball a été organisée ce 1er décembre au Parc de Jeux grâce au projet "Eduquer et informer à travers le sport" par l'ONG Association Guinée Business Solidarité (AGBS).

Elle a mis aux prises deux équipes de jeunes entrainés par Mr Madani DIALLO et attiré de nombreux jeunes. A la mi-temps, une saynète présentée par le cercle Littéraire Alioune Fann TOURE a montré aux jeunes comment se préserver tout en leur apportant des informations nécessaires.

Sans oublier que le match a pris fin par la victoire de l’équipe A sur la B, et par une autre distribution gratuite de préservatifs.

Voir les commentaires

APRES LE CALME, LE BILAN DES EMEUTES EST LOURD POUR FRIA

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

Fria a retrouvé le calme et tout parait revenu à la normale. Mais, comme annoncé dans le premier article relatif à la révolte, si le bilan humain se limite au seul adolescent tué par la Police Communale, le bilan matériel, lui, ne sera presque jamais chiffré au vu des dégâts. Le bâtiment qui abrite les bureaux du Maire et de son secrétariat est intact mais tout a été pillé à l’intérieur. Ordinateur, archives, pièces de l’Etat-civil, etc., il ne reste absolument rien. Le second bâtiment n’a eu ‘‘qu’une vitre brisée’’. On peut le dire ainsi car il a fallu quelques-uns des meneurs demandent aux autres d’épargner le bâtiment qui est ‘‘l’œuvre de feu El Hadj DIALLO Syli’’. Nul doute que s’il était vivant, cette révolte n’aurait probablement pas eu lieu. Ses successeurs ont du mal à marcher sur ses pas.

Hormis la Prison Civile (avec plus de trente prisonniers dans la nature) et les domiciles (du conseiller en charge de la Police communale et d’un gendarme instructeur qui a pris part à la formation des policiers) qui ont été complètement saccagés, les locaux de la Gendarmerie et de la Police des mœurs ont non seulement été pillés mais aussi brûlés. Ainsi que tous les services préfectoraux qui partageaient le même bâtiment. Ce sont la Direction préfectorale des Mines avec toutes ses archives, la Direction Préfectorale des Eaux et Forêts, la Commission Electorale Préfectorale Indépendante avec tous les kits d’enrôlement des citoyens, le Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile. Tout y a été pillé et incendié. A cela, il faut ajouter la dotation vivrière des gendarmes, du mobilier, de nombreux effets personnels et des congélateurs amenés par des femmes car il y avait du courant là.

Si les gendarmes venus en renfort de Boké et de Conakry ont pu ramener le calme, la balle se trouve maintenant dans le camp des politiques. Il leur appartiendra de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, de situer les responsabilités du côté de la Police Communale comme de celui des vandales, de les retrouver et de les déférer devant les tribunaux. Car il faut oser le dire : le manque de justice et l’impunité sont les premières causes de ces soulèvements où les populations veulent se faire justice elles-mêmes. On a entendu parler de la constitution d’une commission mixte d’enquête qui sera chargée de faire la lumière sur ce qui s’est passée. On peut se féliciter de cette première mais il ne faut se faire d’illusions que cela reste très peu probable. En attendant, les pessimistes disent que c’est de la poudre aux yeux plus destinée à apaiser qu’à faire un véritable travail d’enquête. Un point est quand même à mettre à l’actif des autorités : plus de 50 présumés casseurs ont été arrêtés et seraient détenus au Camp Militaire à la CD.

Mais on a frôlé le pire dans la soirée de jeudi lorsqu’un camion de gendarmes a fait un accident. En excès de vitesse, l’engin a évité un autre véhicule et s’est renversé dans la cour de la Maison de feu El Hadj Gaoussou KEITA. On n’a relevé que deux blessés légers parmi les gendarmes et un parmi les civils.

C’est dans ce contexte un peu particulier que le Ministre de l’Administration du Territoire est arrivé à Fria. Il devrait rencontrer les populations demain et faire des déclarations.

Voir les commentaires

REPRISE DES VIOLENCES A FRIA

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

Alors qu’on croyait le calme revenu à Fria, les violences ont repris de plus belle cet après-midi. Pourtant, l’espoir était permis : l’enterrement s’est bien déroulé dans le recueillement et le silence. On a même vu un peloton de gendarmes aider à transporter le corps dans le pick-up de la morgue vers la Mosquée. L’usine a également mis deux bus à leur disposition pour les accompagner au cimetière. De plus, la maman de la victime a lancé des appels au calme à la radio en demandant aux enfants de respecter son deuil et de ne faire aucune violence.

Il semble qu’elle n’ait pas été entendue. Malgré un renfort de plus de 7 camions d’agents de maintien de l’ordre, un groupe d’irréductibles veut en découdre avec les gendarmes. Les populations sont terrées chez elles en attendant le retour au calme.

Rappelons que les violences ont commencé hier mercredi dans la soirée après la mort d’un jeune adolescent qui a été tabassé à mort par la Police Communale. Plusieurs édifices publics, la Prison Civile, le domicile d’un conseiller communal et un bâtiment de la Mairie ont été mis à sac par les émeutiers. Sans que personne ne lève le moindre doigt. Jusqu’à ce matin, les forces de l’ordre étaient aux abonnés absents.

A l’heure où nous publions, rien ne peut dire si la calme sera de retour. Les autorités préfectorales et communales sont montrées du doigt pour la mauvaise gestion de la crise qui pour l’instant n’a fait qu’une seule victime.

 

Voir les commentaires

LA MORT D’UN JEUNE HOMME EMBRASE LA VILLE DE FRIA

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

 

prefecture.JPG

Préfecture

eaux-et-foret.JPG

Eaux et forêt

gendarmeri.JPG

Camion de la gendarmerie

La-Gendarmerie-Nationale.JPG

Gendarmerie

Les-kits-de-rescensement-qui-traine----a-et-l-a.JPG

Kit de recensement

Voici-la-base-de-la-Police-communale-ce-matin.JPG

Police communale

mairie-copie-1.JPG

Mairie avant

Voici-ce-qui-reste-du-bureau-de-la-Soci--t---civile.JPG

Mairie après

La-victime-Tafsir-SYLLA---Netto--.JPG

Tafsir la victime

 

 

Fria s’est levé ce jeudi matin avec la gueule de bois et la mine des très mauvais jours. La veille, en effet, a très agitée suite à la mort d’un jeune homme.

El Hadj Tafsir SYLLA dit Netto, (homonyme de feu l’ancien imam de la Mosquée Centrale), aurait été dénoncé comme étant un dealer de chanvre indien. C’est à la suite de ces informations qu’un officier de la Gendarmerie Nationale aurait demandé à quelques policiers communaux de le ramener manu militari. Sans mandat officiel et surtout ne relevant nullement de la Gendarmerie, les policiers communaux ont obtempéré. Sûrement parce que Netto opposait une résistance, les policiers ont fait usage de leurs matraques et l’ont passé à tabac. Il aurait tellement été brutalisé qu’il a dû être transporté d’urgence à l’Hôpital Préfectoral vers 17h. Selon un médecin joint sur place, il est arrivé déjà mort et son corps avait subi de nombreux sévices.

Fria étant une poudrière, la réaction de ses amis ne s’est pas fait attendre. De l’hôpital, une bande de jeunes surexcités s’est dirigée vers les bureaux de la Gendarmerie Nationale qu’ils ont mis à sac avant d’y mettre le feu. Leur expédition punitive ne s’est pas limitée là. Ils ont continué leur sale besogne de l’autre côté de la route. Là, ils s’en sont aussi pris à tous les bureaux de l’administration (Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile, Eaux et Forêts, CEPI) où tout a pillé en règle puis incendié. Alors qu’on croyait que tout était fini, ils ont continué à la Prison Civile qu’ils ont également mis à sac et libéré tous les prisonniers. Un peu plus tard, ils ont pillé le domicile du conseiller communal Seinkoun KABA. Son tort est d’être le conseiller en charge de la Police Communale. Le bureau du Maire dans le bâtiment principal de la Mairie et la base de cette Police Communale (ex Maison du Peuple) ont subi le même sort.

Les questions que tout le monde se pose depuis hier sont : où sont passées les autorités et les forces de l’ordre au plus fort moment des pillages ? Pourquoi a-t-on laissé les pillards agir de 19h jusque vers 2h du matin sans la moindre réaction ? Une enquête sera-telle ouverte pour déterminer d’éventuelles responsabilités ? Les auteurs de la bavure policière et ceux des pillages seront-ils traduits devant les tribunaux ? Mettra-t-on en place un dispositif de prévention et de réaction contre ce genre de d’actes ? Beaucoup de questions bien sûr mais on ne doute pas qu’il n’y aura presque pas de réponses. Interrogées sur la lenteur dans la prise de décision, les autorités nous ont répondu avoir été dépassées par l’ampleur et la rapidité des évènements.

Ce Jeudi matin, le bilan est très lourd et les pertes matérielles sont inestimables. Toutes les écoles ont libéré les élèves. Deux camions de gendarmes sont arrivés de Boké très tard dans la nuit. Un calme précaire semble revenu mais les vandales ont prévenu : sitôt leur camarade enterré après la prière de 14h, ils reprendront leurs actes.

Les laissera-t-on faire ? La réponse est dans les mains des autorités et des forces de l’ordre.

 

Voir les commentaires

Guinée : le cauchemar de Fria

par Jeune Afrique

publié dans Votre info à Fria

 

Depuis longtemps, Fria vivait de sa raffinerie d'alumine. Avec l'arrêt de son activité début 2012, la ville guinéenne a sombré dans une profonde crise économique et sociale.

Fria est né il y a cinquante-sept ans, lorsque le village de Kimbo a laissé place à "la première usine d'alumine en terre africaine" -, comme le revendiquent encore les pancartes de la raffinerie de Friguia. C'était au temps de l'industrialisation de la Guinée, qui deviendra indépendante l'année suivante, en 1958.

À l'époque, le "non" de Sékou Touré à de Gaulle se doubla d'un "oui" ambigu au développement de la compagnie Fria par un consortium d'entreprises occidentales cornaqué par le français Pechiney, désireux d'exploiter la bauxite guinéenne. "Entre décolonisation et guerre froide, l'histoire s'est aussi jouée ici, à Fria", constate Ibrahima Talibé Diallo. Cet érudit de 68 ans, qui a travaillé quarante-cinq ans dans l'usine, en connaît toute l'histoire. "Le projet initial prévoyait une unité trois fois plus grande et un barrage hydroélectrique sur le fleuve Konkouré censé alimenter tout le pays ainsi que ses voisins, mais il a été revu à la baisse pour des raisons politiques", se souvient-il.

Une ville créée ex nihilo

Soucieux de ne pas laisser passer sa chance en Guinée (qui abrite un tiers des réserves mondiales du minerai), Pechiney décida de créer une ville industrielle ex nihilo. Ainsi naquit Fria, au milieu de nulle part ou, plutôt, au coeur d'une épaisse forêt inhospitalière, à 160 km de Conakry. De la terre ocre jaillirent trois tours destinées à héberger les employés expatriés, selon les principes de l'architecture verticale éprouvés dans les banlieues françaises pour loger les travailleurs immigrés.

Sékou Touré toléra ce très rentable "bastion capitaliste" qui généra entre 1960 et 1973 plus de 46 millions de dollars pour l'État.

Et Pechiney se chargea de tout ce que l'État guinéen ne pouvait offrir en ces terres reculées : l'électricité (fournie par l'usine), les logements sociaux pour les employés locaux, les écoles, les hôpitaux de qualité gratuits pour tous, mais aussi un cinéma, une piscine olympique, un stade... Sans oublier une ligne de chemin de fer jusqu'à Conakry, "à voie métrique", ainsi que l'avait exigé le socialiste chef de l'État.

Force est de constater que Sékou Touré n'eut pas trop de mal à tolérer ce très rentable "bastion capitaliste", où résidaient près de 2 500 expatriés, et qui produisit plus de 7,3 millions de tonnes d'alumine entre 1960 et 1973 et généra plus de 46 millions de dollars (33 millions d'euros) pour l'État, qui deviendra actionnaire majoritaire de la société d'économie mixte Friguia.

Asphyxiée

Étrangers et travailleurs locaux, syndiqués ou non, coulèrent des jours heureux à Fria, "le petit Paris". Mais en 1997, Pechiney se retira, cédant l'entreprise à l'État. Et peu à peu, le ciel de carte postale s'assombrit. "Ç'a été le bonheur pour tous ici, mais aujourd'hui nous vivons l'enfer", soupire Ibrahima Talibé Diallo. Sa maison fait face aux trois tours reconverties en "centre d'affaires" d'une ville désormais asphyxiée, manquant de tout : d'eau, d'électricité, de nourriture et d'espoir.

Beau comme bauxite

La Guinée détient un tiers des ressources mondiales de bauxite, le minerai dont est issu l'aluminium, avec plus de 40 milliards de tonnes, devant l'Australie (6 milliards) et le Brésil (2,6 milliards). Mais elle n'en est que le 6e producteur mondial, avec 19 millions de tonnes exportées brutes en intégralité depuis l'arrêt en 2012 de l'usine d'alumine de Friguia (dont la capacité était de 650 000 tonnes/an).

En attendant sa réouverture, le consortium Guinea Alumina Corporation (GAC), qui regroupe Dubai Aluminium et le fonds émirati Mubadala, s'est engagé dans un accord conclu le 25 novembre avec l'État à investir 5 milliards de dollars (3,66 milliards d'euros) d'ici à 2021 dans le développement de la mine de Sangarédi (Nord-Ouest).

Sur cette somme, 1 milliard sera consacré à l'exploitation et 4 milliards à la construction d'une raffinerie (d'une capacité de 2 millions de t/an), ainsi que d'un port, à Kamsar. La mine et le port seront livrés d'ici à 2017, pour un début de production en 2022.

Cécile Manciaux

Chaque matin à l'aube, Thérèse Collier, 25 ans, se rend dans une salle sombre au rez-de-chaussée de la tour 6B. Derrière une porte métallique cabossée s'alignent des dizaines de réfrigérateurs. "Je récupère la glace que je vais vendre aux pêcheurs sur les marchés, explique la jeune mère de famille. Sans cela, nous n'aurions plus de revenus. Avant, mon mari travaillait à l'usine et nous vivions grâce à elle. Comme tout le monde ici." Désormais, seuls les trois immeubles décatis, deux hôpitaux et le marché du centre-ville sont alimentés par le filet d'électricité produit par la raffinerie de Friguia (fermée depuis deux ans), où quelques ouvriers - bénévoles - assurent le service minimum.

Cession

Au 3e étage, Alseiny Madi Camara, 40 ans, raconte l'histoire de l'usine, où il a travaillé pendant onze ans. L'État a cédé 85 % de ses parts à l'américain Reynolds Metals, qui les a vendues en mars 2003 à Rusal. Le groupe russe a fini par acquérir la totalité des actions de la société pour un prix estimé dérisoire par la justice guinéenne (22 millions de dollars), assorti de promesses d'investissements de plus de 5 milliards de dollars.

Le leader mondial de la bauxite est donc devenu maître de l'usine et de la ville. À l'époque, Fria comptait près de 120 000 habitants, dont 2 600 travaillaient pour l'unité d'alumine de Friguia ou pour ses sous-traitants. "C'est là que les problèmes ont commencé", déplore Alseiny Madi Camara. À partir de 2007, la demande mondiale déclinant, l'usine a tourné au ralenti, puis s'est arrêtée complètement début avril 2012, à la suite d'une importante grève, jugée "illégale" par Rusal, mais "nécessaire" par les ouvriers, exaspérés par "les méthodes brutales" de leur employeur. "Cela faisait plusieurs années que le groupe ne remplaçait plus les pièces défectueuses. Il nous contraignait à un rythme de production ralenti et menaçait de fermer", confient les travailleurs, encore tous sous contrat avec Rusal.

Plus qu'une usine qui s'arrête, c'est un rêve qui s'effondre. Et une population qui se découvre impuissante face à une multinationale

Plus qu'une usine qui s'arrête, c'est un rêve qui s'effondre. Et une population qui se découvre impuissante face à une multinationale. "Rusal n'a jamais voulu discuter avec les syndicats et nous laisse sans rien. Officiellement, nous sommes encore employés, mais nous ne touchons ni salaire, ni indemnité, ni retraite", explique Alseiny Madi Camara, membre du collège syndical.

Au 9e et dernier étage, treize journalistes d'une petite radio privée, La Voix de Fria, relatent quotidiennement la tragédie qui frappe la ville et portent la rancoeur, la colère et les attentes de ses habitants. "Les gens ne mangent plus à leur faim, les quartiers sont privés d'électricité", s'indigne Abdoulaye Diallo, son énergique rédacteur en chef, qui qualifie la situation de "crime social". Au grand dam du préfet Mohamed Conté, qui a tenté de fermer l'antenne - en vain. Lui-même se veut optimiste : "Ce n'est pas facile pour Fria, mais j'ai rencontré le syndicat national, et le président Alpha Condé s'est engagé à protéger la population. Rusal va reprendre ses activités, mais je ne peux pas dire quand."

Dian-Dian

Les employés ont été reçus par le président le 18 avril 2012, et l'État a payé leurs salaires pendant quelques mois. Mais aujourd'hui, ils en sont réduits à errer dans la ville-usine, "en mendiant, dans un état de souffrance permanente", décrit Amadou Boury Barry, 54 ans, ouvrier depuis 1981. La situation est inquiétante, selon le ministre des Droits de l'homme, Kalifa Gassama Diaby, qui s'est rendu à Fria fin novembre 2013, quelques jours après une pénurie d'eau causée par une panne de groupes électrogènes.

Lire aussi  : 

La Guinée annule 818 permis inactifs

Mohamed Lamine Fofana : "Le moteur minier n'a jamais joué son rôle en Guinée"

Alpha Condé : "La Guinée est un scandale"

Guinée : corruption à grande échelle autour du Simandou

La Guinée et l'émirati Mubadala signent un accord de 5 milliards de dollars

Guinée : des gisements en sommeil

Quand Rusal relancera-t-il les activités ? La question est dans tous les esprits. Si des négociations sont en cours, Rusal reste évasif : "L'action illégale d'avril 2012 a causé d'importants dommages financiers et techniques. Mais la compagnie examine les possibilités de relance." Un cabinet d'audit en aurait évalué le montant à près de 60 millions de dollars. Une rencontre a eu lieu en décembre 2013 à Paris entre les représentants de Rusal et le ministère guinéen des Mines.

Pendant un temps, Rusal avait soumis la réouverture de l'usine à l'obtention de l'exploitation de Dian-Dian, le plus grand gisement mondial de bauxite. "Rusal a eu Dian-Dian et rien n'a bougé", confie-t-on au gouvernement, où on évoque un éventuel projet de reprise de l'usine par une société canadienne.

"Les préparatifs pour le lancement du projet Dian-Dian avancent. L'accord pour les modalités d'exploitation a été promulgué par le président de la République en mars 2013, et d'autres projets sont en cours, ce qui prolonge la vie de l'entreprise de huit ans au minimum", se réjouit-on chez Rusal. Mais pas un mot pour Fria et ses travailleurs, au chômage forcé, minés par la précarité qui s'est installée en même temps que la hausse de la délinquance, des maladies liées au stress, de la prostitution, etc.

La population survit en espérant que l'État interviendra. Mais le petit Paris n'est plus depuis longtemps. "J'ai peur que Fria disparaisse", s'inquiète Aïssata Camara - vingt-huit ans de service chez Friguia. Désormais, le destin de la ville-usine se joue entre Moscou et Conakry. 

 

Source Jeune Afrique

 

 

Voir les commentaires

ALU STAR DE FRIA BAT SANGAREDJI ET PREND PROVISOIREMENT LA TETE DE LA LIGUE II

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

Fria-vs-Sangaredji--1---Copier-.JPG

Fria-vs-Sangaredji--3---Copier-.JPG

Fria-vs-Sangaredji--4---Copier-.JPG

Fria-vs-Sangaredji--5---Copier-.JPG

Fria-vs-Sangaredji--2---Copier-.JPG

 

L’occasion était propice et ils ont su la saisir. Malgré les critiques, la première place provisoire leur tendait les bras et les joueurs de l’ALU STAR ont répondu de la plus belle des manières à leurs détracteurs. Ils ont non seulement battu un des sérieux prétendants au titre mais aussi lancé un avertissement on ne peut plus clair aux autres adversaires sur leurs prétentions.

Au début du match, les deux équipes se sont contentées de jouer timidement et offraient aux spectateurs un spectacle décousu. Incapables même de se créer la moindre occasion dangereuse, les friakas ont semblé patauger face à une équipe de Sangaredji homogène et solide en défense. Sous les yeux du nouveau Directeur Général de la CBG et de quelques membres de la Direction, les joueurs de l’Association Sportive des Mineurs de Sangaredji auraient même pu créer la surprise. N’eût été la vigilance d’Alphonse KOUROUMA le portier de Fria.

A la deuxième mi-temps, le coach de Fria Naby Laye YATTARA va encore effectuer un coaching gagnant : il opère deux changements qui vont changer le cours du match. Moins de 10 mn après, à la 73ème très exactement, Idrissa CAMARA reprenait victorieusement un ballon mal dégagé par la défense de Sangaredji : Fria 1 – Sangaredji 0. Le score ne changera pas jusqu’à la fin du match. Encore une fois, le jeune prodige Mömö YANSANE a survolé le rencontre. Percutant, puissant et pesant lourdement sur la défense adverse, il est promis à un bel avenir.

Avec 17 points au compteur, Fria prend provisoirement la première place de la Ligue II et tient désormais son destin entre ses mains. Incapables de gagner à domicile lors des deux saisons passées, ils ont presque fait le carton plein pour cette saison. En neuf matches, ils comptent 5 victoires, 2 nuls et 2 défaites. Ils comptent également 6 buts marqués et seulement 2 buts encaissés. Ce qui fait d’elle la meilleure défense de tout le championnat. Ligue I et II confondues.

Si tout semble au beau fixe, il faut cependant souligner que l’équipe souffre de nombreux problèmes d’ordre logistique et financier. Le budget est presque exclusivement constitué des fonds mis à disposition par le sponsor du Championnat « NIMBA MINNING ». D’où des difficultés de matériels (ballons, chaussures, etc.), de logements et de restauration lors des déplacements. L’équipe n’a même pas de bus qui lui assurerait une autonomie dans ses déplacements. N’empêche, les résultats sont là.

On les disait pourtant diminués par des blessures et des suspensions concernant certains des meilleurs éléments. Paradoxalement, les progrès ont été enregistrés lorsqu’on a aligné ces remplaçants. A ce rythme, on se demande déjà qui pourra un jour remplacer ces remplaçants !

 

 

 

 

Voir les commentaires

L’ALU STAR DE FRIA BAT LE FC GANGAN DE KINDIA ET SE REPLACE DANS LA COURSE POUR LA REMONTEE EN LIGUE I

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

fr1.JPG

fr2.JPG

fr3.JPG

  Des-supporters-heureux-apr--s-le-match.JPG

 

Il fallait le faire ! Et ils l’ont fait. Au plus mal depuis ses quatre derniers matches, l’ALU STAR de Fria avait besoin de remonter la mauvaise pente. Et ils l’ont fait de la plus belle des manières.

Lourdement handicapé avant ce match (Ansoumane SYLLA et Ousmane Tollo CAMARA, deux de ses meilleurs éléments, purgeaient chacun 4 matches de suspension. Ibrahima Sory SOUMAH et Mohamed CONTE de leur côté avaient écopé d’un match de suspension) contre le leader de la Ligue II, Fria avait fort à faire contre celle qui est aussi la meilleure attaque du championnat.

C’est donc une équipe inédite que l’entraineur Naby Laye YATTARA avait alignée ce jeudi 13 février 2014 au stade Dah BANGOURA. Réputés moins bons que les titulaires, mais plus disciplinés et surtout plus déterminés à se montrer à la hauteur de la confiance placée en eux par l’entraineur, les jeunes ont fait une première mi-temps un peu timide. Les seuls faits marquants ont eu lieu dès la 3ème minute sur une action venue de l’aile gauche. Mais le but en faveur de Fria sera refusé pour une position de hors-jeu. Une action similaire aura lieu à la 15ème minute mais cette fois en faveur de Kindia. Ce but sera aussi invalidé pour cause de hors-jeu.

Du retour des vestiaires, les ‘‘remplaçants’’ de l’ALU STAR reviendront sur le terrain avec de meilleures intentions. A la 62ème minute, Naby Laye procède à deux changements pour donner un peu plus de sang frais à son équipe. Ce coaching s’avèrera payant puisqu’il ne faudra que trois minutes aux nouveaux pour se faire remarquer et changer le cours du jeu. Mömö YANSANE récupère un ballon sur la droite, embarque toute la défense de Gangan et centre pour Souleymane BARRY qui reprend victorieusement de la tête. Contre toute attente, Fria mène 1 à 0.

Un 3ème changement interviendra à la 75ème minute pour l’ALU STAR. A peine le temps d’avoir une frayeur lorsque le FC GANGAN a raté une occasion en or, que le coaching de Naby Laye va encore s’avérer payant. Mömö YANSANE, le nouvel entrant et passeur sur le premier but, va concrétiser une belle action collective par un tir imparable pour le gardien de Kindia. Fria 2 – Kindia 0. On jouait la 85ème minute.

Malgré le temps additionnel de 5 mn, le score ne changera pas au coup de sifflet final. Fria vient de réaliser un exploit en faisant plier le leader et en réalisant son meilleur match depuis le début de la saison. C’est la première fois que joue sans écoper de carton rouge et aussi la première fois qu’elle marque plus d’un but.

Au plus mal depuis trois journées avec deux matches nuls et une défaite (0 à 1 à Boffa mercredi dernier), Fria avait besoin de se rassurer et de se reclasser dans le peloton de tête pour rester dans la course. Et visiblement, le message a été entendu. Avec un match de retard, ALU STAR est 2ème avec 12 points en 8 matches. Elle peut même prendre provisoirement la tête si elle bat l’Association des Mineurs de Sangaredji ce dimanche au stade Dah BANGOURA.

La mission est certes difficile mais pas impossible. Les remplaçants qui ont pris le pouvoir semblent de meilleurs compétiteurs. A cela, il faut ajouter que l’encadrement a pris des mesures sévères pour instaurer la discipline et le fair-play dans les rangs. Ce qui s’avère payant. Pour l’instant.

Voir les commentaires

NETTOYAGE ET ENTRETIEN DES LAMPADAIRES SOLAIRES DE FRIA

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

ENTRETIEN-DES-LAMPADAIRES--1---Copier-.JPG

ENTRETIEN-DES-LAMPADAIRES--2---Copier-.JPG

ENTRETIEN-DES-LAMPADAIRES--3---Copier-.JPG

 

Il était plus temps ! 17 mois après leur mise en service, les lampadaires solaires de Fria viennent de connaitre leur premier entretien.

Cet entretien réalisé par une entreprise de Conakry a consisté en un nettoyage des capteurs puis une vérification du système d’allumage. Pour ainsi dire, cette opération était devenue nécessaire car près de trente lampadaires sur les cent cinquante ne s’allumaient pas du tout. Soit par défaut électrique, soit à cause de la saleté sur les capteurs.

Redonner une seconde jeunesse aux lampadaires et mieux éclairer certaines rues de Fria qui vit plongée dans le noir depuis un an, voici une initiative qui doit se faire plus fréquemment. Au mieux, tous les mois. Au pire chaque trimestre.

En tout cas, espérons que cela continue.

Voir les commentaires

REMISE DES KITS SCOLAIRES OFFERTS PAR LE MINISTRE DE L’EDUCATION

par Friainfo

publié dans Votre info à Fria

d1.JPG

d2.JPG

d3.JPG

 

C’était une promesse faite par le Ministre de l’Enseignement préuniversitaire lors de sa visite dans la cité de l’alumine au tout début du mois. L’Ecole élémentaire de CHRIST-ROI a procédé à la distribution de kits scolaires aux plus méritants de ses élèves.

Composés d’un cartable, de deux cahiers, de bics, crayons, règles et gommes, ces kits scolaires vont contribuer à soulager le portefeuille des parents mis à mal par la crise qui affecte les populations depuis presque deux ans.

Le remboursement des frais de scolarité aurait lui aussi commencé. Mais, seules les écoles publiques sont concernées par ce remboursement. Le Ministre ayant signifié : « ne pas vouloir casser le business des écoles privées. »

Rappelons que Fria traverse une grave crise sociale qui dure depuis 2 ans.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>